L’admission provisoire, le permis F, empêche de s’intégrer en ne permettant qu’un accès limité au marché du travail, selon l’observatoire romand du droit d’asile et des réfugiés.

L’admission provisoire des réfugiés est une cause d’exclusion et coûte cher socialement. C’est ce que dénonce le rapport publié par l’observatoire romand du droit d’asile et des étrangers. Pour rappel, l’admission provisoire est accordée lorsque un requérant n’est pas personnellement persécuté, mais qu’il a besoin de protection parce que son pays est en guerre. Selon l’observatoire romand, les 30’000 bénéficiaires en Suisse d’une admission provisoire, c’est-à-dire titulaires d’un permis F, obtiennent difficilement le droit de travailler. La coordinatrice, Mélissa Llorens.

Les réfugiés syriens, érythréens, afgans et somaliens qui arrivent en Suisse actuellement remplissent les conditions de l’admission provisoire. Pour l’observatoire romand du droit d’asile, il faut modifier ce statut au plus vite. Mélissa Llorens.

A Genève, une exposition montrant la réalité de ces personnes débute vendredi 9 octobre au Rond-point de Plainpalais.