Première femme de Suisse romande à avoir vaincu l’Everest, Sophie Lavaud était l’invitée de l’association Career Women’s Forum lundi à Genève.

 

Sophie Lavaud a grimpé quatre fois à plus de 8’000 mètres ces trois dernières années. Son plus bel exploit: la conquête de la face Nord du Mont Everest l’année dernière ! L’alpiniste à la triple nationalité (suisse, française et canadienne) n’a donc pas choisi la facilité. Elle explique pourquoi elle a opté pour cette voie-là.

Un exploit qui est tout sauf individuel. La réussite d’une telle ascension repose en effet sur un travail d’équipe.

Et ce n’est pas tout! L’altitude recèle de nombreux dangers. Le plus évident est l’hypoxie, c’est-à-dire le manque d’oxygène qui altère les fonctions vitales de l’organisme.

A plus de 8’000 mètres, on entre dans la « dead zone » : patience et minutie deviennent alors les maîtres-mots. Mais pour tenir le choc, il s’alimenter, ce qui est tout sauf évident.

Une fois, le sommet conquis, l’immense joie d’avoir réussi ne dure qu’un quart d’heure au mieux, car ensuite il faut redescendre. La descente qui s’amorce alors, est-elle plus, ou moins difficile que l’ascension?

A noter encore que Sophie Lavaud a gravi un quatrième sommet à plus 8’000m le 16 juillet: le Gasherbrum II qui se trouve au Pakistan.