One FM Comedy club
Nina Cachelin – Partir en vacances avec ses parents à 30 ans
Nina Cachelin raconte, avec humour, pourquoi partir en vacances avec ses parents à 30 ans peut vite tourner au retour en enfance.
Dans Le One FM Comedy Club, Nina Cachelin s’attaque aux vacances avec ses parents quand on a 30 ans. Si certains y voient une façon de voyager gratuitement, l’humoriste rappelle les petits traumatismes qui peuvent aller avec: une mère trop inquiète, les conseils répétés sur la crème solaire ou l’eau, et le retour immédiat en enfance. Elle raconte aussi avoir découvert que ses parents étaient très mauvais en organisation, notamment lors de randonnées sous la canicule. Son père avait même réservé des vacances à Magalouf, en Grèce, au milieu des bars et des strip-clubs. Malgré tout, ces séjours créent des souvenirs familiaux mémorables.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
Lire la transcription complète
Nina Cachelin aborde un thème opposé à celui de la semaine précédente, pour sa première chronique depuis la rentrée: les vacances avec ses parents lorsqu’on a 30 ans. «Personnellement, j’ai passé un excellent été, puisque je ne suis pas partie en vacances avec mes parents. Contrairement à plusieurs de mes potes, qui ont choisi apparemment de souffrir cet été. Mais pourquoi faire ça? T’en as pas assez de ta vie de merde au boulot? Tu dois aussi te faire chier pendant les vacances? L’argument numéro un, c’est de dire: “Quand je pars avec mes parents, au moins c’est cool, tout est gratuit.” Oui, tout est gratuit, sauf les deux ans de thérapie pour oublier l’image de ta mère pompette à la sortie de l’avion, qui pisse entre deux chariots à bagages. Je pense qu’il y a un âge où il ne faut plus partir avec ses parents. Moi, je n’ai plus la patience de me retrouver à 30 ans dans des discussions comme: “Loulou, t’as mis de la crème solaire? Ton chapeau, il faut mettre ton chapeau. T’as bu de l’eau? Il faut s’hydrater, Loulou.” Mais maman, je sais qu’il faut s’hydrater. Tu crois que je fais quoi tous les autres jours de ma vie? Je suis là, complètement asséchée chez moi, et un jour on va retrouver mon cadavre? À mon enterrement, on dira: “Elle a eu une super vie, mais qui s’est tristement terminée le jour où elle a oublié de boire.” “Je ne sais pas, Loulou, mais en 2002, à Torre del Mar, t’as fait une insolation. T’as vomi dans mon sac, mon sac de plage en plus. Mais bon, si tu ne veux pas boire, tu ne bois pas. T’es une grande fille.” Je critique un peu, mais le problème dans les vacances en famille, ce ne sont pas les parents, ce sont les réflexes. Quand tu vois Solange, banquière, qui gère toute la journée des portefeuilles d’actions, mais qui se retrouve assise à l’arrière de la voiture de ses parents à demander: “Maman, c’est quand qu’on arrive?” Prends-toi en main, ma grande. Il suffit de cinq minutes en famille pour entendre à nouveau des remarques comme: “C’est bon, là, prends pas la tête.” Après, tu as aussi une autre vision de tes parents. Moi, par exemple, ça m’a permis de me rendre compte qu’ils sont éclatés au sol en termes d’organisation. Quand j’étais petite, je croyais que c’était normal de faire toutes les randonnées entre 12h et 15h, sous la canicule, sans eau, sans chapeau et sans idée de la destination. J’ai réalisé que c’est normal uniquement dans un épisode de Faites entrer l’accusé, quand ils cherchent à se débarrasser de leur enfant. Avec du recul, ce ne sont pas des souvenirs d’enfance que j’ai, c’est mon dossier judiciaire. On est partis en vacances il y a deux ans avec mon père. Il avait tout organisé et on s’est retrouvés à Magalouf. C’était Magalouf en Grèce, mais Magalouf quand même: uniquement des rues avec des strip-clubs et des bars. Lui était là: “Je ne sais pas, je n’ai pas trop regardé, j’ai pris un truc un peu jeune pour que vous puissiez sortir.” C’est vrai que le strip-tease en famille, ça soude. On était moins gênés que la strip-teaseuse, qui a décidé, suite à ça, de reprendre ses études. Mais ça nous a permis d’avoir de bons souvenirs et surtout, ça a permis à ma mère de me rappeler de boire. C’est grâce à elle que je suis là.» Les animateurs saluent la chronique de Nina Cachelin et plaisantent sur le nombre de vacances d’été restantes avant que les enfants ne veuillent plus partir avec leurs parents. Bruno Peki précise qu’il part encore avec sa maman, notamment parce qu’il effectue son service civil et qu’elle l’aide pour les dépenses.

