Happy Hour
Louis Catella se confie sur son spectacle à l’UpTown Genève
L’humoriste Louis Catella est l’invité de L’Happy Hour. Il parle de son spectacle tout-terrain, de l’humour noir et de son public.
Dans L'Happy Hour, Hervé reçoit l'humoriste Louis Catella pour évoquer son spectacle actuel. L'invité souligne l'importance de l'humour noir et de l'autodérision dans ses sketchs. Il aborde également les différences culturelles entre les publics suisses et français. Louis explique que son spectacle est tout-terrain, capable de s'adapter aux différents contextes, tout en restant fidèle à son style unique. Il insiste sur la bienveillance de son public et la qualité des échanges après ses représentations. Enfin, Hervé invite les auditeurs à découvrir le spectacle de Louis Catella à l'UpTown Genève, soulignant le succès et la rareté des places encore disponibles pour cette date unique.
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Hervé : On est en ligne avec Louis Catella, l'humoriste que vous voyez régulièrement les vendredis dans Quotidien entre autres, et qui sera sur scène surtout du côté de l'UpTown Genève pour jouer son One Man Show, Arésibo. Salut Louis, comment ça va ? Louis : Hello, ça va très bien. Merci beaucoup. Merci de m'avoir. Hervé : Avec grand plaisir, bienvenue sur One FM. On est ravi de te parler un petit peu et de ton spectacle. Donc Arésibo, pour ceux qui s'intéressent à la vie extraterrestre, ça leur devrait leur parler. C'est surtout ceux qui ont aussi beaucoup joué à GoldenEye sur Nintendo 64, mais comme on y jouait à l'année de ta naissance, je ne pense pas que ce soit l'inspiration d'une grande partie du spectacle. C'est plutôt en lien avec les extraterrestres. Louis : Tu as plus les extraterrestres, mais je suis curieux de savoir qu'est-ce qui s'est passé avec la PlayStation, ça se passait au GoldenEye. Tu vois, regarde, il sait même pas, il a dit la PlayStation. C'est la Nintendo 64, c'est encore plus vieux. C'était le jeu de James Bond, GoldenEye, qui était un véritable carton sur les consoles de jeu, et puis il y avait le fameux télescope d'Arésibo, parce que dans le film, il y était aussi. Hervé : D'accord. C'est un lieu qui a été utilisé plusieurs fois, pas seulement dans celui-là, mais aussi dans X-Men ou dans le film Contact. C'était, ouais, ça a été utilisé, notamment, c'est ce dont je parle dans le spectacle pour envoyer un message en 1974, qui était censé être une sorte de petite carte d'identité terrestre, à destination d'une étoile. Voilà, le message est donc en route, donc. Exactement, et tu jongles dans cette thématique de la vie ailleurs, mais surtout pour parler de ta vie à toi finalement. C'est pas une exo-conférence, c'est pas Alexandra Astier, quoi. Louis : Non, oui, c'est ce que j'allais dire. On a commencé à parler d'astronomie, mais c'est vraiment juste un fil rouge, un prétexte. Moi, c'est une thématique qui m'intéresse, mais ce que je voulais surtout, c'était faire le parallèle avec cet événement et le prendre comme exemple où parfois l'humanité a des grands projets pour elle-même, comme parler aux aliens, alors que je trouve que nous à notre échelle, dans la vie de tous les jours, on a quand même une marge de progression avant d'avoir un tel objectif. Et donc je m'amuse de ce décalage et de tout ce que ça peut ouvrir comme différentes thématiques dans la communication. Hervé : Il y a beaucoup d'humour noir, Louis Catella, dans ton spectacle. D'ailleurs, tu jauges un petit peu le niveau acceptable du mort rage par ton public dès le début. Louis : Oh oui, tout à fait. C'est à cause de la Suisse que j'ai fait ça. J'étais allé, bien sûr, j'étais allé jouer à Neuchâtel, et je commence le spectacle, et je sens que les Neuchâtelois étaient un peu choqués. Enfin, ils rigolaient, mais un peu en se cachant la bouche comme ça. Et du coup, j'ai arrêté le spectacle, j'ai dit : attendez, les Neuchâtelois, qu'est-ce que vous êtes en train de me faire ? Et en fait, j'ai fait une sorte de petite impro où je les ai déculpabilisés, parce que c'est ça un humour coupable, l'humour noir. Et du coup, après, je l'ai intégré de manière pérenne à la suite du spectacle. Et donc voilà, c'est une sorte de un petit pédiluve au début du spectacle. J'arrive, je tâte le terrain, et je vois, on se mouille la nuque, on se mouille la nuque tous ensemble, avant de plonger. Et donc oui, c'est que ça a commencé en Suisse. Ça détend tout le monde, assez drôle. C'est à cause de notre côté un petit peu coincé, quoi. Hervé : Alors, c'est drôle parce que tu as fait plusieurs dates déjà en Suisse, donc tu arrives quand même dans un, pas sur un terrain inconnu. Tu trouves qu'il y a une différence justement, nous ça nous intéresse entre le public français, le public suisse ? Louis : Bah alors, en tout cas, j'ai vu une différence entre le public de Neuchâtel et le public de Pully, par exemple. Mais de manière nationale, toute façon ça, c'est chacun a un peu son public, hein. Mais le mien à Pully, je l'avais trouvé très sympa. Je trouvais que c'était un public où quand ça le fait rire, ça rigole, quoi. Il était pas spécialement avare. Peut-être que s'ils trouvent ça un peu moins drôle, ça passera moins. Peut-être voilà, peut-être plus tranché, mais en tout cas très sympathique et très chaleureux parce qu'ils sont beaucoup restés à la fin du spectacle pour papoter, et je crois que j'avais fait une heure en plus à la fin juste pour échanger, donc voilà, non non, assez c'est un public qui sont très féru, quoi. Une fois que le spectacle est terminé, hop, ils rentrent chez eux, alors que à Lausanne, ils étaient vraiment restés, on a passé des bons moments, quoi. Hervé : Ah ouais, voilà, ça c'est des bons souvenirs. Non, mais on est différent, un petit peu partout, ça ouais. Ah bah voilà. À Lausanne, c'est les gratteurs de voilà, de de petits godets, de petits verres à boire à la fin de cacahuètes, quoi. On n'est jamais les derniers pour boire un coup, c'est sûr. Euh, mais d'ailleurs, est-ce que ce public euh vient vient te voir aussi grâce à, j'imagine, tes passages dans quotidien ? Louis : Euh oui, c'est c'est c'est très possible. Souvent les gens qui viennent à cause de quotidien, grâce à quotidien, sont un peu choqués. Parce que j'ai quotidien, j'ai quand même un cahier des charges à respecter, c'est la télé, donc je peux pas, alors que sur scène, je m'offre un espace de liberté, et donc souvent ils me trouvent un peu piquant chez quotidien. Euh, ils peuvent être un peu étonnés de ce qui se passe sur scène. C'est que le niveau de piquant, c'est quand même euh bien supérieur. Et voilà, moi j'adore l'humour, on l'a dit. Voilà, j'ai des blagues très très cyniques, très sarcastiques. Et donc les gens à la fin me disent : ah, faut y aller fort, hein. C'est ça qui est chouette, moi je trouve, de découvrir justement le vrai univers des humoristes sur scène, parce que c'est pas le même qu'on voit en général, on ne peut pas faire la même chose à la télé, sur les réseaux. Par contre, attention, tu as eu une embrouille sur euh sur quotidien, j'ai vu avec Fabrice Luchini en traitant son public de vieux. Donc attention, parce que comme il y a beaucoup de vieux riches à Genève, il y a également beaucoup de fans de Luchini, qui pourrait t'attendre à la sortie du spectacle, depuis que tu t'en es pris à leur idole. Fais gaffe quand même, hein. Louis : Ça n'a pas fait rire, ça n'a pas fait rire. Mais ça arrive, c'est le c'est le jeu, après cette blague. Il a été très vexé. Mais c'est, moi mon public, j'ai un spectacle qui est tout-terrain, et je vais vous dire à quel point il est tout-terrain. J'ai joué à Nice il y a 10 jours, et à la fin du spectacle, il y a une dame qui est venue me voir, elle m'a dit : moi, je vote Eric Ciotti, mais vous m'avez fait rire quand même. Ah, bah ça c'est une belle victoire, ça. Hervé : Merci beaucoup, Louis Catella, en tous les cas, et puis on te retrouve le 12 décembre à l'UpTown Genève, donc, qu'il faut encore, il y a quelques places, donc dépêchez-vous d'aller les les choper si vous voulez, UpTown Genève, vous connaissez le le le site.

