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Carton rouge au Mondial : les règles expliquées


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L'Equipe du Matin

Carton rouge au Mondial : les règles expliquées

Découvrez les coulisses des cartons rouges et les influences politiques dans le monde du football. L’équipe du Matin analyse une récente polémique lors de la Coupe du monde.

Disponible encore 28 jour(s)

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Dans cet extrait, l'équipe du Matin de One FM revient sur la polémique entourant le joueur américain Folarin Balogun durant la Coupe du monde. Judith Marchal explique en détail les critères de l'IFAB pour l'attribution d'un carton rouge, comme une faute grave ou un comportement violent, tout en précisant que cette sanction entraîne une suspension automatique. Le débat s'élargit aux influences politiques dans le football, citant l'exemple de Donald Trump intervenant auprès de la FIFA. Enfin, l'émission rappelle des faits historiques similaires, comme le cas de Mussolini en 1934, tout en concluant par la victoire de la Belgique contre les États-Unis qui a mis fin à cette controverse.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

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Le décryptage de Judith Marshall, tout de suite. Ce matin, on va s'attarder sur la Coupe du monde avec cette énorme polémique autour du joueur américain Folarin Balogun. Mais avant d'y venir, un carton rouge concrètement, c'est quoi Judith ? Et bien concrètement, c'est la sanction maximale sur un terrain de foot. Il y a pas pire. Ça peut provenir d'une faute grave qui met par exemple en danger un adversaire, un comportement violent, un geste qui empêche un but manifeste, ou un deuxième carton jaune, c'est-à-dire qu'au bout de deux cartons jaunes, c'est un carton rouge. Le joueur sort immédiatement et surtout, il est automatiquement suspendu pour le match suivant de son équipe. Les critères sont fixés par l'IFAB, l'organe qui édicte les règles du jeu. Et petite anecdote que je vous glisse comme ça, le carton rouge n'existe que depuis 1966. Avant ça, l'arbitre devait juste dire aux joueurs de partir, ce qui donnait parfois des scènes un peu confuses. C'est exactement à peu près ce qui est arrivé à l'Américain Folarin Balogun récemment pendant le match contre la Bosnie. Eh bien, exactement, lors du seizième de finale contre la Bosnie, l'arbitre n'avait d'abord rien sifflé sur l'intervention sur un défenseur bosniaque. C'est après un long visionnage vidéo qu'il a changé d'avis et a sorti le rouge, qui jugeait que le geste était dangereux. Donc c'est une suspension automatique pour le huitième de finale contre la Belgique, et en théorie ce type de décision est incontestable, le règlement l'interdit explicitement. Il lui avait bien écrasé la cheville avec les crampons. Alors sauf que, il a quand même joué donc contre la Belgique, donc comment on contourne une sanction non contestable normalement ? Et bien effectivement Hervé, c'est vraiment contourné. En fait, la commission de discipline de la FIFA n'a pas annulé le carton rouge, donc il l'a toujours en théorie, parce qu'elle en a pas le droit tout simplement. Ce qu'elle a fait, c'est qu'elle a invoqué un autre article du même code disciplinaire qui lui permet de suspendre l'exécution d'une sanction à titre probatoire. Donc en fait, ça veut dire que la suspension existe toujours sur le papier, mais que Balogun ne la purge pas sauf s'il recommet une faute similaire dans l'année qui vient. C'est le même mécanisme qu'un sursis en droit pénal. Mais tu disais tout à l'heure que je risque d'être surprise parce que c'est pas la première fois que ça arrive. C'est pas la première fois que ça arrive, en fait c'est assez récent, c'est déjà arrivé une fois avec Cristiano Ronaldo en automne dernier. Il avait normalement été sanctionné pour trois matchs à cause d'un coup de coude en qualification de la Coupe du monde, il aurait donc dû rater les deux premiers matchs du Mondial. Mais il y a aussi l'inverse, il y a quelques jours le Qatari Assim Madibo a vu sa suspension prolongée par cette même commission toujours pour avoir lourdement blessé un joueur canadien qui, du coup, n'a pas pu continuer sa Coupe du monde. Mais le problème dans le cas de Balogun, c'est le contexte. C'est tout simplement Donald Trump, le président des États-Unis, qui a avoué avoir appelé personnellement le président de la FIFA, Gianni Infantino, pour lui demander d'ôter ce carton. Donc ça a transformé une question de règlement en polémique politique. Et sachez que ce genre d'ingérence n'est pas totalement inédit dans l'histoire de la Coupe du monde. En 1982, déjà, un dirigeant du Koweït était descendu sur la pelouse pour faire annuler un but contre son équipe, et puis l'arbitre avait cédé. Voilà. Donc on voit bien qu'un pouvoir politique qui pèse sur une décision arbitrale, c'est pas si nouveau finalement. Alors il y avait même pire. J'ai vu cette comparaison dans les années 30 avec Mussolini. Une Coupe du monde en Italie et toute proportion gardée bien sûr, mais il descendait, il était là à tous les matchs, il descendait sur le terrain, il allait dans les vestiaires, et étonnamment, il se passait des choses très positives pour l'Italie qui a d'ailleurs remporté le tournoi par la suite, et les arbitres ont été exclus après. Incroyable, c'est vraiment le bad buzz de ces 24 heures qui se termine heureusement, finalement il n'y a pas, la polémique ne peut pas durer puisque la Belgique a assommé les États-Unis 4 à 1. Donc le problème est réglé, et je crois qu'on est tous contents pour le coup pour la Belgique. Donc voilà. On peut souffler, on peut souffler. Pour citer Kylian Mbappé, le football, ça a changé. Il a changé le football.

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