Happy Hour
Interview de Yoann Brigante et Gouthia Karchouni: le football féminin en pleine évolution
La footballeuse Goutia discute de l’essor spectaculaire du football féminin. Elle invite les fans à venir nombreux au stade de Genève soutenir son équipe.
Dans cette interview, Gouthia Karchouni, joueuse pionnière du foot algérien passée par de grands clubs, revient sur sa carrière et l'évolution du football féminin. Elle souligne la professionnalisation du secteur et l'importance du soutien des supporters. Avec l'arrivée de la Women's Champions League, les clubs féminins gagnent en visibilité et en attractivité. Gouthia, qui évolue aujourd'hui sous les couleurs du Servette Chênois, encourage le public à venir soutenir les joueuses au stade de Genève pour les rencontres européennes. Elle exprime également sa fierté face à la montée en puissance de son équipe et insiste sur l'importance du travail d'équipe et des investissements pour le développement de cette discipline.
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Nous sommes avec des membres du Servette Chênois féminin. Nous avons la joueuse pionnière du foot algérien, Goutia, qui est passée par les plus grands clubs et qui est maintenant au Servette Chênois et le président du club, Yohan Briguet. Alors que Goutia s'est fait les croisées, elle est bientôt de retour. On l'attend, pour le coup. J'ai envie de te demander : mercredi soir, il y a le gros match, il faut aller garnir les gradins, parce qu'effectivement, on n'a pas l'habitude de voir le Servette Chênois jouer toujours au stade de Genève. Tu as fait déjà beaucoup de matchs au stade de Genève ou pas encore ? L'équipe est pas mal. Donc, il faut le remplir ce stade quand il y a un événement comme celui-là contre l'Olympique Lyonnais. Et Lyon de l'Olympique Lyonnais, qui l'ont gagné tellement de fois en plus cette Women's Champions League, il faut aller encourager les Grenats du coup pour le coup. Le Servette Chênois féminin. Et puis, je voulais te demander Goutia, qu'est-ce qu'il y avait un peu Alors, ça fait un petit moment que tu joues, j'ai dit tu es passée par l'OL, Paris, Bordeaux, l'Inter de Milan. Qu'est-ce qui a évolué dans ton sport depuis tes débuts, vu que, bah voilà, tu as déjà une certaine expérience. Merci, c'est poli. Qu'est-ce que tu as constaté, parce que j'ai l'impression que ça va très vite en ce moment au niveau de l'évolution du foot féminin ? Oui, c'est vrai. Je trouve qu'il y a beaucoup plus de sport pour les la génération qui arrive et la génération d'après. Elles ont des infrastructures qui sont quand même mieux dans tous les clubs. Elles peuvent jouer dans tous les championnats du monde aujourd'hui, parce que presque toutes les équipes ont une équipe féminine et voilà, elles peuvent prétendre au Ballon d'or qui n'existait pas avant. Elles peuvent prétendre avec n'importe quelle sélection à jouer une Coupe du Monde. Donc, je trouve que tout le monde peut rayonner à son niveau. Et les statuts professionnels qui sont en train d'alors qui sont déjà là depuis un moment dans les grands clubs dans lesquels tu es passé mais qui arrivent du côté du on l'espère des clubs romands aussi parce qu'il y a une espèce de statut hybride pour l'instant Yohan, c'est ça ? D'une manière générale, dans les clubs suisses, j'aimerais bien qu'on arrive à professionnaliser, mais aujourd'hui c'est un peu trompeur parce qu'on dit professionnel, mais c'est on en vit quand même assez chichement et c'est pour ça qu'on a besoin des gens, on a besoin de la visibilité, parce que pour pouvoir donner des salaires, comme on aimerait pouvoir les donner, il faut que les gens viennent au stade, il faut que les gens achètent le package à la télé, etcetera, etcetera. Donc il y a du mieux, hein. Je dis pas qu'il y a pas du mieux, mais il y a encore beaucoup beaucoup beaucoup de chemin. Mais les gens regardent, l'Euro et tout, ça a été un grand succès. Oui, c'était un succès incroyable. Et qui se ressent pas encore assez dans les gradins ? Au niveau des clubs, non. Si je dois être parfaitement honnête, il y a des clubs qui arrivent comme IB. Nous, on a déjà le problème parce que Genève c'est Genève et c'est difficile. Mais d'une manière générale, je pense que quand on va quand on va aussi à l'étranger regarder certains clubs, on voit que c'est parfois dégarni. Et en plus de la professionnalisation, par pitié, mettez les logos des clubs quand vous allez voir le classement sur Google, parce que pour l'instant il y a que il y a que Servette Chênois féminin qui a le logo. Bravo président, j'espère que vous avez lutté auprès de Google pendant de longues longues. C'était moi, personnellement, j'étais à Palo Alto pendant deux semaines pour un stage et il avait une petite clé USB, il a dit maintenant vous me mettez ça là. Non mais je regardais en vrai sur la Ligue des Champions, c'est un c'est des équipes de dingue qui vont s'affronter et de savoir qu'il y a Servette là-dedans, c'est quand même une j'imagine en tant que président une sacrée fierté. C'est une sacrée fierté, mais c'est c'est pas mon taf, hein. C'est le taf des joueuses et c'est le taf du staff et c'est le taf de l'académie qui arrive à aussi pousser des jeunes dans la dans la première équipe. C'est le taf de de de tout un groupe et tout un tout un club. Ce qui est surprenant, c'est que tu as dans ce ce ce groupe là de Ligue des Championnes, donc tu as les grosses équipes, tu as la Juve, tu as l'OL, tu as le Barça qui affrontera Servette Chênois. Je sais ce que tu vas dire. Oh Louvain féminin. C'est ça, qui n'a pas d'écusson ? Non, effectivement, eux non plus. C'est dingue ça. Louvain c'est euh, Belgique. C'est en Belgique. C'est un club de Belgique. C'est un club champion de Belgique et on va les jouer, donc on va les respecter. Ça n'a rien à voir avec le respect. Attention. Non mais c'est des clubs qu'on connaît moins du coup effectivement et qui sont des fois, effectivement, beaucoup plus forts dans leur section féminine que la section masculine. Mais le Barça, vous allez peut-être jouer le Barça, je me rends pas compte au niveau féminin ce que c'est que le Barça. C'est une dinguerie. C'est ça, donc ça, ça tu tu veux absolument être sur pied là pour le pour le jouer. Carrément. Tu sens l'envie de retourner sur le terrain de de Goutia, de dingue là quand même. Qu'est-ce que tu veux dire ? Qu'est-ce que tu as envie de dire là aux auditeurs et aux auditrices aussi pour les motiver à aller voir du foot féminin et aller voir surtout ce match de Champions League mercredi soir au stade de Genève ? Bah, venez, franchement, il y a des joueuses incroyables qui vont être sur le terrain. des deux côtés, et c'est une occasion de faire briller le sport, le foot à Genève, parce que c'est pas si évident que ça. Et que je trouve qu'on joue mieux quand il y a du il y a du public, ça donne une atmosphère, ça donne quelque chose, on a l'impression de jouer chez nous, tu vois. Quand le stade, il est un peu vide, c'est un peu différent. C'est clair. En plus, on a tous apprécié, je crois, de voir les grandes compétitions à la télé, donc il faut aussi aller les voir dans les gradins, n'est-ce pas Yohan ? Le monde amène le monde. Exactement. Et il va faire beau mercredi soir, juste je le place comme ça. 15 degrés, donc allez-y quoi. Et on croise les doigts vraiment pour que le 19 novembre prochain, tu sois sur le terrain puisque du coup Servette, Barcelone. On parle pas de croiser, ça lui fait des bons souvenirs, parce que ce sera le soir de Barcelone Servette Chênois féminin. Goutia, elle a croisé huit doigts. C'est ça. Ça joue du coup à Barcelone, c'est euh ? A la Johan Cruyff, je sais pas si c'est le Johan Cruyff Stadium ou la Johan Cruyff Arena. Ok c'est incroyable. Dingue quoi, le Servette face au Barça en novembre. J'espère qu'il n'y a plus de Camp Nou hein. Non mais, justement, je savais pas si tu voulais une place au cas où. Je voulais une place dans le car ou l'avion, je veux bien aussi. Goutia est engagée pour Sniper, pour le coup. Merci beaucoup en tous les cas. Vous savez quoi ? On en a beaucoup offert là sur One, on en met encore en jeu. Vous nous écrivez un petit WhatsApp, 079 107 107 2, vous mettez Champions League, voilà tout simplement. Parce que mercredi c'est la Champions League au stade de Genève. On vous offre encore quelques invitations. Merci beaucoup Yohan et Goutia d'avoir été avec nous, et on croise les doigts. Merci à vous. Il y a moins de doigts croisés là en face. Et le public là, moi j'étais là au match contre la Rome, il y avait trop d'enfants qui célébraient les buts de la Rome aussi. Donc mercredi, on supporte pour les goals de Servette, ok ? Pas pour les Ah, merci. C'est vrai, tu as raison, c'est ça, le problème c'est qu'on a, quand on vient voir des grosses grosses équipes.

