Happy Hour & Friends
Parler en hyperbole: la tendance qui exagère tout
Sur les réseaux, les adeptes de l’hyperbole transforment chaque phrase en déclaration intense. Maëva explique cette tendance et la traduit avec l’équipe.
Maëva présente une tendance des réseaux sociaux autour du langage hyperbolique. Le principe: tout exagérer pour rendre les conversations plus intenses et plus drôles. Au lieu de dire qu’on n’aime pas les épinards, on affirme qu’ils sont «la plus grande phobie sur Terre». Cette façon de parler rassemble une communauté en ligne, où chacun partage ses phrases les plus excessives. L’équipe s’amuse ensuite à traduire plusieurs formules hyperboliques en langage courant. Derrière les menaces de fusion avec le goudron ou les promesses de donner un rein, il s’agit souvent d’un simple refus, d’une marque d’affection ou d’un besoin de calme le matin.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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Si on appelle Maëva «Maëva des réseaux», c’est parce que les réseaux sociaux sont son métier et qu’elle connaît toutes les dernières tendances qui cartonnent. Aujourd’hui, elle parle du langage des personnes très expressives, intenses et qui adorent en faire des caisses.
La tendance du moment consiste à parler en hyperbole. Une hyperbole, c’est le fait d’exagérer une expression, un mot ou une idée. Par exemple, au lieu de dire: «Je n’aime pas les épinards», on dira: «Les épinards, c’est ma plus grande phobie sur Terre.» Tout est démesuré.
Sur les réseaux, une communauté de personnes qui parlent ainsi s’est créée. Elles publient des vidéos pour donner des exemples de phrases hyperboliques et de nombreux internautes commentent qu’ils s’expriment eux aussi de cette manière. Maëva explique avoir eu l’impression d’être orpheline pendant 27 ans, avant de retrouver sa famille.
Quelques exemples: au lieu de dire «Mais non, ce n’est pas vrai», on peut lancer «Devine ta gueule». À la place de «J’aimerais trop», on dira «C’est mon plus grand rêve». Et plutôt que «S’il te plaît», ce sera «Par pitié» ou «Je t’en supplie».
Solène parle aussi beaucoup comme ça. Elle peut dire d’une personne rencontrée seulement deux fois: «C’est mon frère!» Pour les adeptes de l’hyperbole, cette manière de s’exprimer donne de la vie à la conversation et permet de sortir du train-train quotidien. Demander «Je peux avoir le sel, par pitié?» apporte tout de suite un peu plus de peps.
Maëva propose ensuite un jeu à l’équipe: traduire des phrases hyperboliques en langage normal. «Il y a plus de chances que tu me retrouves nue au milieu de l’open space en train de chanter Les Lacs du Connemara que de me voir faire du parapente.» La traduction est simple: elle n’a pas envie de faire du parapente, notamment parce qu’elle a le vertige.
Autre exemple: «Je pourrais te donner un rein ou un poumon, je m’opérerais même toute seule et je te ferais la grève d’organes moi-même s’il le fallait.» Derrière cette phrase, il faut comprendre: «Je t’aime» ou «Tu as besoin de quelque chose?»
Enfin, «Je t’en conjure, par pitié, ne viens pas me parler à 11 h du matin, sinon je te roule dessus et je te laisse fusionner avec le goudron» signifie simplement qu’il ne faut pas venir lui demander des choses trop tôt. Elle n’est juste pas matinale.
L’équipe invite les auditeurs qui se reconnaissent dans cette façon de parler à réagir sur WhatsApp au 079 107 107 2. Elle leur demande aussi qui, dans leur couple ou leur famille, a le plus la tchatche et ressent le besoin de tout raconter après sa journée.

