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Des archives queer à découvrir à la Ville de Genève


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Le Mag de Solène

Des archives queer à découvrir à la Ville de Genève

La Ville de Genève met à l’honneur les mémoires LGBTQ+ à travers des archives souvent négligées. Une table ronde dédiée à ces récits essentiels se tiendra demain soir à la bibliothèque de Genève.

Disponible encore 30 jour(s)

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À l'occasion d'un événement à Genève, l'émission met en lumière l'importance des archives LGBTQ+. Solène aborde le concept d'archives manquantes, soulignant que l'histoire queer a souvent été occultée par le silence et l'absence de traces institutionnelles. L'historienne Carolina Topini explique que ces archives incluent non seulement des documents, mais aussi des objets, témoins cruciaux de la culture queer. Elle insiste sur la nécessité de regarder au-delà des sources officielles pour retracer cette histoire. L'événement, qui propose des projections et des rencontres, s'ouvre demain soir avec une table ronde dédiée à ces archives, offrant une opportunité unique de découvrir une mémoire souvent négligée.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

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L'histoire LGBTQ+ est à l'honneur ce mois-ci dans la vieille ville de Genève. Au programme : projections de films, ateliers, rencontres, visites guidées et balades commentées. L'objectif est de mettre à l'honneur les mémoires, les combats et les cultures de ces personnes LGBTQ+. Cela commence demain soir avec une table ronde consacrée aux archives manquantes de l'histoire queer. En effet, une grande partie de l'histoire est faite de silence et d'absence. Carolina Topini, chercheuse et historienne à l'UNIGE, explique que l'on ne parle pas forcément d'archives qui n'existent pas. Il peut s'agir d'archives qui dorment dans le grenier d'une ancienne militante ou dans la cave d'une association qui n'a pas les ressources nécessaires pour s'en occuper. Longtemps, l'histoire queer a été racontée et écrite par le biais des archives institutionnelles comme celles de la police, de la justice ou de la psychiatrie. Cela nous donne accès à une histoire d'oppression et de pouvoir, mais cela ne reflète pas toujours la voix des personnes concernées. Parler d'archives manquantes, c'est aussi évoquer toutes celles qui n'ont pas été jugées dignes d'être conservées dans des lieux officiels. Pour écrire l'histoire queer, il faut parfois regarder ailleurs que dans les archives traditionnelles. Une archive, ce n'est pas seulement des documents papier comme des revues, des fanzines ou des tracts, c'est aussi tout ce qui relève d'objets. Normalement, on attribue aux objets une forme de trivialité, alors qu'historiquement, les objets ont eu et ont toujours un rôle important pour les cultures queer. Si l'on pense notamment aux matériels de fête, aux pancartes, aux bannières ou aux t-shirts customisés, on réalise que l'on pourrait écrire l'histoire queer à partir des objets. La conférence se tiendra demain soir à 18h30 à la bibliothèque de Genève.

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