Le Mag de Solène
Le Festival Animatou : le cinéma d’animation à l’honneur
Le Festival Animatou célèbre le cinéma d’animation à Genève jusqu’au 10 octobre. Cet événement questionne la place de l’intelligence artificielle dans la création artistique.
Le Festival International du Film d'Animation, Animatou, se déroule à Genève jusqu'au 10 octobre prochain. À cette occasion, l'utilisation de l'intelligence artificielle dans la création cinématographique est au cœur des débats, posant des questions éthiques essentielles sur le recours à ces nouvelles technologies. Malgré ces innovations, de nombreux artistes continuent de privilégier des techniques traditionnelles. Ce festival, dirigé par Matilda Tavelli, souligne l'importance du cinéma d'animation pour tous les publics. Il permet une immersion, presque nostalgique, dans nos souvenirs d'enfance et offre une expérience riche en émotions à travers une diversité de films abordant des sujets complexes avec une magie inégalée.
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L'animation va prendre possession des salles de cinéma genevoises dès demain. Avec le Festival International du Film d'Animation, que vous connaissez, c'est Animatou qui investit Genève jusqu'au 10 octobre prochain. Depuis plusieurs années, l'intelligence artificielle est utilisée dans les outils qui facilitent le travail. Mais la génération complète d'une œuvre par IA est proscrite au festival, qui demande désormais aux réalisateurs quelle utilisation ce dernier a fait de l'IA, également pour le signaler au public. De l'inquiétude, il y en a pour la directrice Matilda Tavelli, mais c'est comme si un contre-mouvement, finalement, et bien, s'organisait. On a énormément de films qui utilisent des techniques anciennes. En fait, on retrouve énormément de traitements de matières, de stop-motion, de marionnettes. En fait, il y a quand même énormément d'artistes qui continuent à créer avec du matériel de base. Il y a des festivals qui parlent de tampon, and name it. Il y a quand même quelque chose qui est en train de de de tourner de manière assez positive, un positionnement très très fort de la part de grands artistes. Je pense notamment à Guillermo del Toro, un artiste mexicain qui est catégorique et qui réveille les consciences vis-à-vis des lois qu'il faut poser pour ne plus utiliser cette IA en animation. En tout cas, de se questionner par rapport à à l'humain et à la création. Et qu'on soit dans l'IA ou autre chose, on est quand même dans un monde parfois difficile à comprendre, et l'art de l'animation parle à tout le monde. Matilda Tavelli, toujours directrice du festival Animato. Ah, mais je crois que ça parle à tous les publics, en fait. Parce que quand on voit un film d'animation, j'ai l'impression qu'on retourne un peu en enfance, parce que quand on est petit, on dessine, on est proche de l'animation, du dessin animé, comme on l'appelle, et puis, tout d'un coup, un jour, on s'éloigne de tout ça, on dessine plus, on sait pas pourquoi, mais certains continuent à dessiner. Et quand on participe à une séance de court-métrage, on plonge dans cette espèce d'enfance qui est encore enfouie en nous, qu'on aurait envie de faire ressurgir chez chaque spectateur, et c'est leur dire, venez voir des films, parce que non seulement, même s'ils traitent de sujets difficiles, douloureux, il y a toujours cette magie, cette distance que l'animation peut apporter, en racontant une histoire.

