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Lunettes Meta: la reconnaissance faciale inquiète


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Le décryptage

Lunettes Meta: la reconnaissance faciale inquiète

Les lunettes connectées Meta inquiètent en raison de leur caméra discrète et d’un projet de reconnaissance faciale. Des témoignages relancent le débat sur le consentement et la vie privée.

Disponible encore 28 jour(s)

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Les lunettes connectées de Meta, conçues avec Ray-Ban, suscitent de nouvelles inquiétudes. Dotées d’une caméra et d’un assistant IA capable de décrire l’environnement, elles se sont vendues à plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde en 2025, selon l’émission. Leur discrétion pose toutefois question: leur voyant LED peut être caché ou modifié, ce qui pourrait permettre de filmer des personnes à leur insu. Meta aurait aussi déposé un brevet pour intégrer la reconnaissance faciale. Plusieurs témoignages évoquent des vidéos prises dans les transports, les salles de sport ou lors de rendez-vous médicaux. En Suisse, une pétition réclame l’interdiction de leur vente.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

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Dans L'Equipe du Matin, le décryptage s’intéresse au procès de Meta, actuellement en cours aux États-Unis. L’entreprise de Mark Zuckerberg est notamment poursuivie pour avoir trompé les consommateurs et violé la loi fédérale sur la protection des mineurs.

En parallèle, le groupe avance sur un projet qui suscite la polémique: les lunettes connectées Meta. Elles existent déjà sous la forme de Ray-Ban ordinaires intégrant une caméra et un assistant IA capable de décrire l’environnement en temps réel. Selon l’émission, elles se sont vendues à plus de 7 millions d’exemplaires dans le monde en 2025.

Le problème réside dans leur discrétion. Une simple diode LED indique qu’elles enregistrent, mais elle peut être facilement modifiée ou dissimulée. Des personnes peuvent donc être filmées sans le savoir. De nombreuses femmes racontent avoir été filmées à leur insu, relançant les débats sur le consentement et le droit à la vie privée.

Sur TikTok et YouTube, plusieurs personnes affirment avoir découvert qu’elles avaient été filmées dans les transports en commun, dans des salles de sport ou lors de rendez-vous médicaux. Certains contenus auraient même été publiés sur les réseaux sociaux.

Les interdictions commencent à se multiplier. Plusieurs tribunaux de l’État de New York ont notamment interdit le port de lunettes connectées dans les salles d’audience.

Selon un article du Temps, la prochaine étape pourrait être la reconnaissance faciale. Le site spécialisé PatentLies a repéré une demande de brevet déposée en février par Meta pour des lunettes capables de reconnaître les personnes alentour. Le système pourrait identifier et enregistrer des personnes à partir de leur visage, sans leur consentement.

Le cadre légal reste flou, car la technologie avance plus vite que les règles censées l’encadrer. En Europe, utiliser des caméras dans la rue pour identifier des personnes en temps réel sans leur accord est interdit. Le droit existant s’applique par extension, mais rien n’a encore été pensé spécifiquement pour des objets comme les lunettes Meta.

En Suisse, une pétition demande au Conseil fédéral d’interdire la vente des lunettes connectées. En deux jours, elle avait déjà récolté plus de 10 000 signatures.

Les animateurs soulignent à quel point ces lunettes peuvent passer inaperçues. L’un d’eux estime qu’elles sont trop intrusives dans la vie des gens, même s’il apprécie habituellement les nouvelles technologies. Il regrette l’idée de pouvoir filmer des personnes avec un objet aussi discret et s’inquiète des usages malveillants possibles.

L'Equipe du Matin invite les auditeurs à réagir au 079 107 107 2.

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