Le décryptage
Litière pour chat: pourquoi passer au végétal
Genève et Vaud encouragent les propriétaires de chats à adopter la litière végétale. Une alternative plus légère à la litière minérale, qui encombre les décharges après l’incinération.
En Suisse, les chats domestiques génèrent chaque année près de 90 000 tonnes de litière jetée avec les ordures ménagères. La plupart des litières minérales contiennent de la bentonite, une argile qui ne brûle pas lors de l’incinération et finit en décharge. À elle seule, elle représente 11% des 500 000 tonnes annuelles de mâchefers du pays. Les cantons de Genève et de Vaud encouragent donc les propriétaires à tester des litières végétales, fabriquées notamment à partir de bois, de maïs, de papier recyclé ou de chanvre. Plus légères et moins poussiéreuses, elles peuvent aussi être compostées, hors potager.
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Un nouvel élément s’invite dans la lutte pour l’écologie: la litière pour chats. Le chat est l’animal de compagnie numéro un en Suisse: 30% des ménages en possèdent un, contre 12% qui ont un chien.
Un seul chat consomme entre 50 et 100 kilos de litière par an, soit dix à vingt fois son propre poids. Avec les 1,5 million de chats domestiques recensés en Suisse, cela représente environ 90 000 tonnes de litière jetée chaque année avec les ordures ménagères.
Le problème vient surtout de la bentonite, une argile minérale présente dans la majorité des litières vendues. Elle ne brûle pas à l’incinération et se retrouve dans les résidus solides, stockés en décharge contrôlée. Or, ces décharges sont déjà proches de la saturation. En Suisse, la litière minérale représente à elle seule 11% des 500 000 tonnes annuelles de mâchefers. À Genève, cela équivaut à 5 000 tonnes par an, contre 5 300 tonnes dans le canton de Vaud.
Les deux cantons lancent donc une campagne pour promouvoir la litière végétale, à base de copeaux de bois, de fibres de maïs, de papier recyclé ou de chanvre. Elle se consume presque entièrement à l’incinération et participe à la production d’électricité et de chaleur.
À l’achat, la litière végétale peut sembler plus chère. Mais elle est plus légère, absorbe mieux et se consomme plus lentement, ce qui permet de changer le bac moins souvent. Sur une année, l’écart de prix avec une litière minérale de qualité équivalente reste donc limité.
Elle produit aussi moins de poussière, ce qui est préférable pour les chats et les humains sensibles. Elle est plus facile à transporter et biodégradable. Elle peut être compostée, mais pas dans le potager en raison du risque de toxoplasmose. Certains chats ont toutefois besoin d’un temps d’adaptation et toutes les litières végétales ne sont pas aussi efficaces contre les odeurs que la silice minérale.
Pendant cette campagne, Migros, Genève et Vaud proposent des rabais sur les litières végétales. C’est l’occasion de les tester, à condition que les chats valident le changement.

