Happy Hour
L’époque des courses d’école : entre souvenirs et nostalgie
Les chroniqueurs partagent leurs souvenirs humoristiques des courses d’école. Entre destinations improbables et anecdotes d’enfance, ils reviennent sur ces moments incontournables de la vie scolaire.
Dans cette séquence de l'émission, les chroniqueurs reviennent sur le concept des courses d'école, ces journées organisées pour les élèves. Entre anecdotes personnelles sur des voyages à Payerneland et l'évocation de destinations plus emblématiques comme le château de Chillon ou le Papiliorama, ils partagent avec humour leurs souvenirs d'enfance. La discussion dérive ensuite sur la gestion de ces sorties scolaires et le rôle des enseignants. Avec une pointe d'ironie, ils comparent ces excursions d'autrefois, parfois peu enrichissantes, aux responsabilités actuelles des conseillers fédéraux. Une réflexion légère qui souligne le côté parfois absurde et décalé de ces moments marquants de la scolarité.
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Et pour le thème imposé du jour, eh bien c'est la talentueuse Nina Cachelin qui s'y colle, avec Aude Bourrier qui lui a demandé de traiter le sujet des courses d'école, tout simplement, puisque c'est la période. Donc bonne chance Nina.
Ah, les courses d'école ! Partir en bus à 7h du matin avec ton petit sac à dos, ta crème solaire, ton sandwich pain au lait et ton thé froid Migros. Enfin, ça c'était pour les enfants chanceux. Les autres, ils avaient un vieux reste de ragoût dans un Tupperware. Mais quel plaisir, les courses d'école ! Oh là là, c'était donc cette journée organisée par les enseignants. Ça se déroule le plus souvent en extérieur avec des buts à la fois ludiques et éducatifs. Alors bon, ludique et éducatif, moi personnellement je suis allée à Payerne, donc j'imagine que le côté éducatif, c'était pour nous apprendre de ne pas retourner à Payerne.
Oui, alors on était allé à Payerneland. Bon, bah moi je trouve que c'est beaucoup de chemin pour faire du trampoline dans une zone industrielle, personnellement. Mais bon, il y avait d'autres destinations de rêve. Je ne sais pas, il y avait le château de Chillon, les grottes de Vallorbe, les Salines de Bex. Nous, on était aussi allés au Papiliorama dans le canton de Fribourg, je ne sais pas si vous avez fait. Bah, c'était la belle époque pour nous, où le Papiliorama c'était encore pas synonyme de diète. Voilà, ça a changé ensuite, ça a changé.
Bon, après ça manque, ça manquait un petit peu de piquant pour moi les destinations de courses d'école. C'est jamais des endroits où tu retournes ensuite en tant qu'adulte. Tu es jamais, c'est Barcelone. Tu sais, c'est toujours Chiètre. Vous êtes souvent retournés à Chiètre ? Mais non, jamais tu retournes à Chiètre pour le plaisir, tu es jamais tu te maries à Chiètre. Éventuellement tu chies à Chiètre. Mais si tu es sur l'autoroute, tu as une envie pressante, tu vois le mot Chiètre et là-bas, ça te déclenche. Tu chies à Chiètre mais c'est tout. C'est tout. Bon, bah voilà, moi je pense que ces destinations, elles manquaient de piment parce que notamment, bah ma maîtresse, c'était pas la plus folle non plus, on ne va pas se mentir. Et peut-être tant mieux.
D'ailleurs, que les profs d'école primaire sont pas les gens, tu sais les potes les plus délirants en soirée, tu vois ? Parce que sinon, ils seraient là comme « là, on était dans une station service à Gland, je croise un pote, il me dit "vas-y, je pars en Moldavie". Je suis "bah, let's go, on part en Moldavie" du coup. » Là, bon, merde, aucun gosse à ses papiers d'identité. Qu'est-ce qu'on fait ? On les fout dans la soute du bus, on les fait passer la douane, nickel. Ensuite, bah, c'est petit en enfance, ça se plie fastoche. Ensuite, arrivé en Moldavie, bim, tour en hélicoptère.
Alors bon, moi, moi j'ai passé mon permis parapente, donc parapente, hélico, c'est un peu la même chose. Et après, vous inquiétez pas, chacun des enfants a pu tester aussi. Moi, je suis pas comme ça. Après, par contre, tu sais ce qui s'est passé ? Je rentre, là les parents, ils sont vénères, en mode "ouais, ça fait trois mois qu'on a plus de nouvelles, non non non, ouais, cet enfant, c'est pas le mien, il est Moldave". Eh, non, mais oh, là, ça m'a saoulé !
Non, bah moi, moi, du coup, je trouve que c'est dommage qu'on ne fasse pas plus de courses d'école en tant qu'adulte. C'est vrai, à part ça, que c'est pas très sérieux, on ne va pas prendre une journée à la place de travailler pour aller faire une course d'école ou de l'accro-branche. Enfin, nous non. Mais le Conseil fédéral, oui ! Chaque année le Conseil fédéral, tu sais, ils prennent deux jours pour faire une course d'école, contents de savoir qu'ils n'ont pas le temps de gérer la crise du logement, la hausse des primes d'assurance, la crise climatique, mais ils ont le temps d'aller aux autres serviens. Bon, après, c'est certainement pour ça qu'ils nous disent tout le temps qu'ils font aussi vite que possible, mais aussi lentement que nécessaire.
Bravo Nina Cachelin !

