Happy Hour
Faut-il laisser un pourboire aux robots?
Aux Etats-Unis, des clients se voient demander un pourboire dans des services assurés par des robots. Dans L’Happy Hour, l’équipe débat du coût des machines et de leur impact sur l’emploi.
Dans L'Happy Hour, l'équipe s'interroge sur une pratique qui fait débat aux Etats-Unis: le pourboire demandé dans des services automatisés. À Las Vegas, un journaliste a découvert 10% de frais de service sur une margarita préparée par des bras robotisés. Une suggestion de pourboire aurait aussi été affichée à une caisse automatique de l'aéroport de Newark. Le bar concerné assure que cet argent revient au personnel humain, tandis que certains évoquent les coûts d'entretien des machines. La discussion s'élargit ensuite aux conséquences de la robotisation sur l'emploi, à une possible taxe sur les entreprises et au revenu universel.
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Ce soir, on parle de pourboire, Solène, et peut-être des différentes méthodes de pourboire dans d'autres pays. On va aussi parler des robots. Pour introduire le sujet, le week-end dernier, une épreuve s'est tenue près de Pékin avec des humanoïdes participant à des épreuves d'athlétisme. Cela a beaucoup fait parler, notamment parce qu'un humanoïde nommé Tiangong Ultra a bouclé le 100 mètres en 9 secondes 39, battant le record d'Usain Bolt, établi à 9 secondes 58 en 2009. Les robots ne font pas que des courses d'athlétisme, des sports de combat ou de la boxe. Ils occupent déjà le secteur des services aux Etats-Unis. Dans un bar de Las Vegas, un journaliste a commandé une margarita préparée par des bras robotisés. Il a été surpris de voir 10% de frais de service ajoutés à sa commande: un pourboire pour robot, en quelque sorte. Ce même journaliste explique avoir vu une suggestion de pourboire à une caisse automatique de l'aéroport de Newark. Même si ces bornes sont peut-être différentes de celles que l'on connaît en Europe, la question reste la même: donne-t-on un pourboire à un robot? Le bar de Las Vegas a précisé que les pourboires étaient reversés au personnel humain. L'argent ne servirait donc pas seulement à l'entreprise, mais aussi aux personnes qui travaillent avec les robots. D'autres spécialistes rappellent que ces machines doivent être entretenues et mises à jour. Remplacer l'humain ne signifie pas forcément que cela coûte moins cher, même si l'achat peut finir par être amorti. La discussion s'élargit alors aux conséquences de la robotisation sur l'emploi. Certaines personnes estiment que les entreprises utilisant des robots devraient être taxées, afin de redistribuer cet argent à la collectivité. Cette taxe pourrait participer à financer un revenu universel, notamment si des emplois humains sont supprimés au profit des robots ou de l'intelligence artificielle. Hervé s'interroge sur le modèle économique du futur si 70% des emplois étaient remplacés par la robotique ou l'intelligence artificielle. Ces grandes entreprises cherchent à générer des revenus, mais si les gens n'ont plus de travail pour payer, le système pose question. Une idée évoquée serait de posséder un robot et de toucher le salaire qu'il génère en entreprise. Pour la radio, en revanche, l'équipe préfère encore garder les humains au micro.

