Happy Hour
Kevin Eyer : son coup de gueule contre les vélos en ville
L’humoriste Kevin Eyer pousse un coup de gueule contre le comportement de certains cyclistes en ville. Il dénonce un sentiment d’impunité sur la route.
Dans cette séquence du One FM Comedy Club, Kevin Eyer partage son agacement concernant le comportement de certains cyclistes. Entre humour et exaspération, il raconte sa récente altercation sur la route avec un cycliste, illustrant ce qu'il perçoit comme un sentiment de supériorité. Il critique vivement ceux qui, selon lui, ne respectent pas le code de la route et se comportent comme s'ils étaient prioritaires en toute circonstance. L'humoriste en profite pour dénoncer le sentiment d'impunité de certains usagers de la route et compare cette attitude à celle de personnes qui se sentent tout permis, contrastant avec l'ambiance plus détendue des autres usagers.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
Lire la transcription complète
Et elle est l'heure de la carte blanche de Kevin Eyer, qui est très en forme ce soir. En tout cas, on a beaucoup ri jusqu'à là, et j'espère que ça continue, Kevin. Ah, j'ai beaucoup trop de pression. Beaucoup trop de pression. Je suis un peu en colère, je vais pas te mentir, je suis un peu chafouin. Je me suis embrouillé avec un cycliste, et oui. Attention, je sais, on n'a pas trop le droit de s'en prendre aux cyclistes, parce que le cycliste, il a une sorte d'immunité, parce que son moyen de locomotion sauve la planète. Donc ils se sont un peu supérieurs. Après, moi j'étais en piéton, donc non polluant premium. Attention, d'accord ? Parce que non, mais personne n'a pollué pour construire mes jambes, que ce soit bien clair, d'accord ? Contrairement à leur batterie. Alors OK, il y a peut-être un peu de gaz carbonique qui a été craché au moment de ma conception, mais c'est tout, OK ? J'ai failli me faire shooter par un vélo parce qu'il est passé au rouge. Les vélos, mon Dieu, mais sous prétexte que vous niquez pas la planète, vous pouvez niquer le code de la route, pardon ! C'est rouge, mon Dieu, c'est rouge ! Mais vous, vous êtes le genre de connard qui mettez des plus de sur des plus de quatre au Uno ! Les vélos, vous êtes là à vous pavaner comme si c'était la route à vos daronnes, tu sais ? Avec leur son à dring-dring ! On me dring pas, moi, d'accord ? Tu as cru que j'étais ton majordome ? Tu veux que je m'étarque ou juste je te serve un thé ? Pardon, ça, je suis énervé, pardon. Juste, ils mettent les bras là, comme ça, tout c'est pas fou, ils mettent le bras comme ça et ils ont la priorité. Ils disent, excusez-moi, voilà, moi je suis moïse, la route s'ouvre en deux pour mon cargo. Qu'est-ce que c'est que ça ? Ça respecte jamais le code de la route, ça roule sur toutes les voies. Vous avez des lignes, les vélos, d'accord ? Vous avez des lignes, respectez-les ! J'ai l'impression qu'ils dépassent tout le temps. On dirait un enfant qui colorie, bordel. Non mais je crois qu'ils sont schizophrènes. C'est des schizophrènes de la route, les vélos, d'accord ? Un coup ils sont piétons, un coup ils sont bus, un coup ils sont voiture, un coup ils sont tram, mais par contre ils sont jamais vélos, non ? Ils remplissent jamais leur fonction. Heureusement, ils ont pas d'ailes, ils seraient capables de voler, dire aux avions : Oh ! La priorité est droite quand même, c'est pas pour les mères, hein, tu vois ! Mais les vélos, ils se croient tout permis. Je suis désolé, ils montent dans le tram avec les, mais patate, ça, d'accord ? Non mais tu utilises un moyen de transport dans un moyen de transport. À quoi tu joues ? Au poupée russe ? Vous faites chier tout le monde, je le dis, d'accord ? La semaine dernière, une femme enceinte, elle s'est levée pour laisser sa place à un vélo, pardon ! Le contrôleur, il est passé, il a même pas contrôlé le vélo. Par contre, il a mis une amende à un sans-abri qui n'avait pas de ticket. Mais c'est quoi ce bordel ? Non mais je passe moi sur le passage piéton, d'accord ? On en était là, au vert, d'accord ? Et lui, il me coupe la route comme ça et il s'excuse pas. Il Mais non, mais c'est fou, quoi ! Ça c'est c'est jamais de sa faute. C'est jamais de son, on dirait Macron, j'ai l'impression, non ? Et après le pire dans l'histoire, c'est qu'il m'insulte. Il me dit : Regarde devant toi, connard ! Regarde devant toi, connard ! Mais c'est vert devant moi ! J'ai pas su gérer mes émotions, d'accord ? Là, je lui ai couru derrière, d'accord ? Un daron qui court, c'est pas beau à voir, je vous le dis, d'accord ? N'est-ce pas, Hervé ? Tu sais comment on court, les darons ? On court avec les mains le long du corps comme ça, proche du sol, prêt à rattraper au cas où tu tombes. Et je criais : Reviens ici ! Reviens ici ! Hystérique. Reviens ici, c'est ça, pédale ! Alors là, oh, ah ! Dans le contexte, l'expression est juste, d'accord ? Mais quand on voit juste quelqu'un crier au loin : Pédale ! bah pas sûr d'être du bon côté de l'histoire, d'accord ? Et après j'étais énervé mais essoufflé. Je sais pas si vous avez déjà été énervé et essoufflé de la ridicité, genre comme quand t'as pas réussi à jouir, tu es là Allez, pardon, c'était peut-être pas la meilleure comparaison. Je te jure. Ça tourne en boucle depuis tout à l'heure, et en vrai ce qui me rend fou sur cette histoire, c'est que c'est pas qu'il soit responsable, ça arrive à tout le monde d'être de faire des erreurs, voilà. C'est pas le fait qu'il soit responsable et qu'il s'excuse pas, ça arrive à tout le monde d'être un homme. C'est le fait qu'il soit responsable, qu'il s'excuse pas, et que ça soit de ma faute, d'accord ? C'est ce genre des pervers narcissiques, c'est les Joe Goldberg de la route. Mais redescendez les vélos, tu sais quoi, redescendez du vélo et marchez un peu, d'accord ? Et je raconte l'histoire à un pote à moi tout à l'heure, et Spotlight il fait du yoga, les énergies, tout ça, je me mets une patate aussi, et non, les quatre accords toltèques tu en auras un, ça dit, d'accord ? Il me dit l'accord toltèque numéro 2, il me dit : tu sais, mais le corps toltèque numéro 2, quoi qu'il arrive, n'en fais pas une affaire personnelle. Si ça se trouve, il a passé une mauvaise journée et du coup, il a surréagi avec toi, mais c'est pas contre toi. Pas contre moi ? Il m'a fait un doigt d'honneur, c'était contre moi, non ? Donc toi tu me dis que il me fait payer à la place de quelqu'un d'autre et tu trouves ça normal. Genre si un vendeur il vient vers toi et il te dit, ça fera 350 francs pour la Playstation. J'ai mais j'ai pas acheté de Playstation. Mais je sais, mais bon, il faut bien que quelqu'un paye pour que le monsieur qui est parti en courant avec la Playstation, tu le fais, non ? Non, voilà, je vous jure. En ce moment, tous les êtres humains dans les véhicules, ils me tentent de fou, gros ! Ils ont aucune autocritique sur eux-mêmes, sauf les gens qui sont dans les bateaux. Eux, ils sont trop bien, ils sont chill, tu vois qu'ils sont tranquilles, ils sont en paix avec leur âme, ils voguent sans faire chier à personne. Tu as jamais vu un gars qui sort sa tête d'un catamaran en mode : Oh, du bateau là ! Va bien niquer la mer là, non ? Jamais, OK ? Alors, j'ai pas de chute à cette chronique, mais bon, j'espère que ce cycliste, la fera à ma place, OK ? Merci One FM, c'était très cool. Merci Kevin Eyer, génialement. Bah bravo, voilà. Ils nous ont ils nous ont fait beaucoup rire. Ils ont ils ont pété le timing de One FM aujourd'hui. Mais Désolé. Mais on sentait qu'il fallait, mais on sentait qu'il fallait que ça sorte. Il y avait une colère là, il fallait qu'il l'exprime, donc Tout ce qu'il a pas dit sur le moment, c'est sorti maintenant, c'est voilà. Et et je suis je suis tellement d'accord sur le bateau, tout le monde est chill, alors que tu viens de t'embrouiller peut-être avec le même gars que tu croises sur le lac, il fait : Salut, ça va ? C'est détente ! Ah là là, je te jure. Bon bah écoutez, je pense que il y a il y a beaucoup de d'automobilistes qui n'aiment pas les vélos, ils ont dû se régaler. C'est pas pour autant que, mais moi je suis piéton, je suis dans l'équipe, à la base c'est dans l'équipe. On en a.

