Le Mag de Solène
Genève: le bois de Jussy préserve ses zones humides
Dans le bois de Jussy, des travaux agrandissent les zones humides et créent des clairières. L’objectif: protéger une biodiversité fragile, notamment les libellules et les criquets.
Dans le bois de Jussy, près de Genève, des travaux forestiers sont en cours pour préserver et agrandir les zones humides. Supervisé par Pro Natura Genève, le chantier vise à rouvrir certaines parties du marais, augmenter les volumes d’eau et créer des clairières dans la forêt. Ces milieux abritent une biodiversité fragile, notamment des libellules, des criquets, des sauterelles et des coléoptères. Les équipes utilisent des machines à faible pression au sol afin de limiter l’impact sur l’écosystème. Après les travaux, la nature devra reprendre ses droits et de nouvelles espèces pourraient s’installer dans les prochaines années.
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Solène nous emmène en balade dans le bois de Jussy, du côté de Genève. Si vous vous y êtes récemment, vous avez peut-être croisé des machines forestières. Pas de panique: il s’agit de travaux de préservation destinés à agrandir et protéger les zones humides. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, une zone naturelle ne se maintient pas toute seule. Anne Gallienne s’est rendue dans le marais. Il faut de bonnes chaussures pour marcher près de Villette. David Leclerc, responsable des réserves naturelles à Pro Natura Genève, supervise les travaux. Le but est d’agrandir les parties ouvertes du marais, de redonner de la place aux zones humides et d’augmenter les volumes d’eau. Ces milieux se font de plus en plus rares en Suisse. Ils accueillent des espèces floristiques et faunistiques, notamment des libellules, des criquets et des sauterelles, parmi les espèces les plus menacées du marais. Louis Breton est garde forestier et travaille pour Foret Genève. Il participe à la protection des espèces arboricoles. Les premiers travaux consistent à couper les arbres sélectionnés afin d’agrandir la zone marécageuse. Des clairières sont également créées dans la forêt pour former des prairies, des milieux eux aussi très intéressants. Pour limiter l’impact sur l’écosystème, les équipes utilisent des machines à faible pression au sol. Malgré leur taille impressionnante, elles exercent presque moins de pression sur le sol qu’un être humain. Tous les moyens sont mis en place pour que les travaux se déroulent au mieux. Il faudra désormais attendre que la nature reprenne ses droits. D’ici quelques années, de nouvelles espèces de libellules et de coléoptères pourraient s’installer. Des travaux de ce type ont déjà été réalisés dans d’autres réserves à Genève.

