L'opinion non populaire de Noah
Les femmes meilleures que les hommes en course à pied
Une étude montre que les femmes gèrent mieux leur énergie que les hommes lors des marathons. Elles sont moins sujettes au «coup de fringale» et affichent une meilleure résilience mentale dans l’effort.
Dans cette édition de l'Happy Hour, Solène et Hervé discutent de course à pied. Bien que les hommes aient une masse musculaire supérieure, ce qui leur permet de courir plus vite, une étude portant sur les marathons de Berlin montre que les femmes gèrent mieux leur énergie. Ces dernières sont moins sujettes au «coup de fringale» que les hommes, une baisse de performance liée au manque d'énergie ou de force physique. Ces différences physiologiques, couplées à une meilleure gestion mentale, permettent aux femmes de maintenir un rythme plus constant sur la durée, malgré un temps total moins rapide que celui des hommes lors des marathons.
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L'opinion non populaire du jour concerne la course à pied, sport que je pratique un petit peu. On va parler de la différence entre les hommes et les femmes. Hervé, je sais que toi, qui est un grand sportif, tu sais que la masse musculaire entre homme et femme à poids égal, quoi qu'il arrive, les hommes ont plus de masse musculaire que les femmes. C'est un peu biologique. On va dire, entraînement équivalent, etc. On peut affirmer que les hommes en général courent plus vite, surtout les marathons. Ils courent plus vite que les femmes. C'est un fait, c'est établi, c'est comme ça. Messieurs, vous courez plus vite mais vous gérez beaucoup moins bien votre énergie que les femmes. C'est ce que nous dit une étude qui a été faite sur les participants et les participantes au marathon de Berlin, de ces 25 dernières années sur plus de 870 000 coureurs et coureuses. C'est une étude assez sérieuse. Cette analyse montre que les hommes sont plus souvent victimes du fameux «coup de fringale», c'est-à-dire un manque d'énergie, manque de force physique, vraiment tu es dans le dur. L'analyse a été faite sur le rythme au niveau de la mi-course, et il a été donc constaté que 17,6 % des hommes avaient été victimes d'une baisse de performance significative, et chez les femmes, c'était seulement 9,7 %. L'écart est particulièrement marqué dans la catégorie des élites. Quand le phénomène intervient, il touche six fois plus les hommes que les femmes. L'explication, elle est du côté physique certes, mais du côté mental. On a plus de mental, c'est vrai. L'étude montre que les modèles psychologiques et économiques étudiés auprès des hommes et des femmes démontrent que les hommes sont plus enclins à prendre des risques et à se surestimer. Il y a ce côté surestimation, et puis la différence physiologique qui fait que le métabolisme des femmes montre une dépense énergétique moindre en cas d'effort prolongé. On est meilleurs que vous, on fait des moins bons temps, mais on a plus de mental et on gère mieux les courses. À physique égal, vous seriez meilleurs. Voilà, c'est le message que tu souhaites faire passer.

