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Acheter une voiture électrique d’occasion : le deal du siècle ?


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Acheter une voiture électrique d’occasion : le deal du siècle ?

(©Outrun Motor Company SA)

Acheter une voiture électrique d’occasion : le deal du siècle ?

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Il y a encore cinq ans, rouler en électrique était réservé aux pionniers fortunés ou aux convaincus prêts à payer le prix fort. En 2026, la donne a complètement changé : les premières grandes vagues de voitures électriques arrivent sur le marché de l’occasion, et leurs prix ont fondu bien plus vite que ceux des thermiques équivalentes. Résultat : on trouve aujourd’hui des modèles récents, bien équipés, avec 400 kilomètres d’autonomie réelle, pour le prix d’une citadine essence neuve. Bonne affaire du moment ou véritable deal du siècle ? On a fait les comptes.

70% sous le prix du neuf : la nouvelle norme

C’est le paradoxe du marché actuel : la voiture électrique neuve reste chère, mais l’électrique d’occasion n’a jamais été aussi abordable. Quelques exemples observés au garage à Carouge parlent d’eux-mêmes : une Porsche Taycan vendue plus de CHF 200’000.– neuve il y a trois ans se vend aujourd’hui moins de CHF 60’000. Une Audi e-tron 55 quattro vendue autour de CHF 130’000.– il y a cinq ans se retrouve aujourd’hui autour de CHF 25’000.–, soit une décote proche de 80%.

Ce sont des ordres de grandeur, pas des cotations figées, la décote varie selon le modèle, l’état et le kilométrage. Mais la tendance de fond est là : sur les premières années, l’électrique premium perd de la valeur nettement plus vite que l’équivalent thermique, ce qui devient une véritable opportunité pour l’acheteur en seconde main.

En Suisse, il se vend environ quatre fois plus de voitures d’occasion que de voitures neuves. Avec l’arrivée massive des retours de leasing électriques, l’offre s’étoffe de mois en mois : citadines, SUV compacts, berlines premium, il y en a désormais pour tous les budgets et tous les usages. Pour l’acheteur, c’est une fenêtre idéale : profiter d’une technologie récente sans en payer le ticket d’entrée.

La batterie, cette peur qui n’a plus lieu d’être

C’est LA question que tout le monde se pose : « Et la batterie, elle tiendra combien de temps ? » Les chiffres sont rassurants, et ils ne viennent pas des vendeurs mais du TCS. Dans une analyse menée en 2025 sur environ 130 véhicules électriques d’occasion testés dans ses centres techniques, le TCS a constaté que 87% des voitures de moins de cinq ans et de moins de 75’000 km affichaient un état de santé de batterie (le fameux « SoH ») supérieur à 90% et aucune ne descendait sous les 85%.

La majorité des véritables experts sur le marché passent par des organismes indépendants, l’un des plus présents étant , société autrichienne spécialisée dans les test batterie.

Ajoutez à cela les garanties constructeur : la plupart couvrent la batterie pendant 8 ans ou 160’000 km, avec un minimum de 70% de capacité garanti. Une occasion de trois ou quatre ans roule donc encore plusieurs années sous garantie batterie. Selon SuisseEnergie, les batteries actuelles conservent généralement plus de 80% de leur capacité après 200’000 km et peuvent viser les 300’000 à 500’000 km. De quoi relativiser sérieusement les idées reçues.

« J’attends la voiture avec 1’000 km d’autonomie »… dommage

Des idées reçues reviennent sans cesse quand on parle voiture électrique. La première consiste à « attendre » la fameuse voiture à 1’000 km d’autonomie. Autant le dire tout de suite : elle n’est pas pour demain, ni pour après-demain.

Quand vous regardez la fiche technique d’une électrique, retenez cette règle de trois toute simple :

Capacité de la batterie (kWh) × 100 ÷ consommation (kWh/100km) = autonomie (km)

Prenons un exemple concret : l’Audi Q6 e-tron, lancée en 2026. Batterie de 100 kWh, autonomie WLTP annoncée de 656 km. Cela correspond à une consommation théorique de seulement 15,2 kWh/100km soit moins que la consommation réelle mesurée d’une Fiat 500 électrique en usage mixte (16,8 kWh/100km selon les tests indépendants), pour une voiture de 2,4 tonnes tout de même.

Le hic : ce chiffre WLTP suppose des conditions optimales, à vitesse modérée, sans forcer sur le chauffage ou la climatisation. Sur autoroute, à 120 km/h, la consommation réelle grimpe largement au-dessus de 20 kWh/100km, et l’autonomie retombe autour de 400 à 450 km. Résultat : à vitesse autoroutière, cette Audi Q6 e-tron 2026 et ses 100 kWh de batterie ne va guère plus loin qu’une Audi e-tron 2019 et ses 95 kWh, qui affichait déjà environ 400 km d’autonomie WLTP à l’époque.

Le progrès technique se voit surtout dans l’infotainment embarqué et les nouvelles fonctionnalités.

Retenez donc l’ordre de grandeur : 100 kWh de batterie, c’est environ 400 à 450 km d’autonomie réelle, rarement plus quel que soit le millésime de la voiture.

Comment bien choisir son électrique d’occasion

Reste à acheter la bonne voiture. Premier réflexe : essayez le véhicule et, si possible, testez une recharge c’est le meilleur moyen de valider que l’autonomie correspond à vos besoins réels.

Sur ce terrain, passer par un professionnel change tout. Par exemple, chez à Carouge, spécialiste de la voiture électrique, chaque exemplaire est contrôlé et son état de batterie vérifié avant la mise en vente.

Avec l’essor du marché, de nombreux marchands et revendeurs de voitures d’occasion se sont lancés à bras raccourcis dans la vente de véhicules électriques. Attention : l’achat d’une électrique nécessite de passer par des professionnels qualifiés. Choisir le mauvais modèle, ou tomber sur un exemplaire dont la batterie est en location plutôt qu’en propriété, peut s’avérer une très mauvaise surprise.

Conseil : si le revendeur n’a quasiment que des voitures thermiques et une Tesla isolée au milieu du parc, passez votre chemin.

Et votre voiture actuelle, dans tout ça ?

Le passage à l’électrique bute souvent sur une question très concrète : que faire de sa thermique ? Vendre entre particuliers prend du temps, attire les curieux et se termine rarement au prix espéré. Des services spécialisés comme ont simplifié l’exercice : vous transmettez les informations de votre véhicule en ligne, vous recevez une offre sans engagement sous 24 heures, et si elle vous convient, le paiement est effectué rapidement. Le service rachète tous les types de véhicules dans toute la Suisse, y compris les reprises de leasing, ce qui permet de financer proprement sa bascule vers l’électrique sans passer des semaines sur les plateformes d’annonces.

Alors, deal du siècle ?

Soyons précis : toutes les électriques d’occasion ne sont pas de bonnes affaires, et un achat mal préparé reste un achat risqué, comme pour n’importe quelle voiture. Mais pour qui vérifie l’état de la batterie, choisit un modèle adapté à son usage et passe par un vendeur sérieux, la fenêtre actuelle est exceptionnelle : des véhicules récents, fiables, économiques à l’usage, à des prix que la décote a rendus étonnamment accessibles. Le deal du siècle, peut-être pas. Le meilleur rapport qualité-prix du moment sur le marché automobile, très probablement.

Les bons réflexes avant d’acheter une électrique d’occasion

  • Exigez un certificat d’état de santé de la batterie (SoH) : visez 90% ou plus pour un modèle récent, 80% au minimum pour une voiture de 5 ans et plus.
  • Achetez au bon endroit : personne n’achèterait le seul vélo électrique d’un magasin de vélos de course.
  • Retenez la règle de 3 : 100 kWh de capacité ≈ 400 à 450 km d’autonomie réelle.
  • Évaluez votre autonomie réelle nécessaire : pour 20 km de trajets quotidiens, une recharge par semaine suffit.
  • Essayez le véhicule et testez une recharge avant de signer.
  • Faites estimer votre voiture actuelle en parallèle pour financer l’achat (reprise ou rachat direct).
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