Le 10H-13H
Désalpe de Saint-Cergue : une tradition alpine incontournable
La désalpe de Saint-Cergue célèbre le retour des troupeaux dans les vallées. C’est une tradition incontournable qui met à l’honneur le travail des éleveurs locaux.
Dans cette émission, nous plongeons au cœur de la célèbre désalpe. Cette tradition alpine, aussi ancienne que la Suisse elle-même, marque le retour des troupeaux dans les vallées après l'estivage. Malgré une saison compliquée pour les éleveurs, marqués par la sécheresse et les défis de production, cette fête reste un moment fort. La désalpe de Saint-Cergue est bien plus qu'une simple tradition ; c'est un événement qui témoigne de la vitalité de l'élevage et favorise les échanges entre agriculteurs et le public. C'est l'occasion idéale pour découvrir le quotidien des éleveurs, leurs contraintes, leur passion et la qualité exceptionnelle des produits laitiers locaux dans une ambiance festive et conviviale.
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Bienvenue dans le micro-terroir sur One FM. Aujourd'hui, nous allons parler d'une tradition aussi vieille que la Suisse elle-même : la fameuse désalpe. C'est la descente des troupeaux en plaine, après des mois passés à brouter l'herbe des montagnes. Pour en parler, je reçois Flavien, éleveur à Meinier. Flavien, quand on parle de désalpe, on pense à l'enfance, aux traditions et aux beaux moments en famille, mais cette année, il semble que ce soit plus compliqué. Effectivement, c'était une année très compliquée. Beaucoup d'agriculteurs ont dû conserver leur bétail en plaine, ce qui représentait une charge de travail supplémentaire en plus des récoltes et de la météo extrêmement chaude. Nous avons eu des problèmes de production de fourrage, que nous avons consommés au fur et à mesure de la production. L'hiver s'annonce assez morose, les stocks ne sont pas au beau fixe. Il y aura des sélections dans nos exploitations concernant le bétail. Est-ce qu'on va pouvoir les garder, est-ce qu'on va en garder autant, ou moins ? C'est moralement très difficile parce qu'on est vraiment dans le but de faire naître nos animaux pour les élever jusqu'à la fin. Vous vous considérez donc comme chanceux d'avoir pu emmener votre bétail en montagne cette année ? Oui, je fais partie des chanceux de Genève qui ont pu mettre leur bétail comme les autres années sur les alpages. Pour ma part, je vais dans la région des Diablerets, au col de la Croix. Les bêtes sont parties pour 100 jours. Normalement, les bêtes genevoises partent entre 100 et 140 jours sur le salève. Cette année, pas de salève, ce qui veut dire une gestion compliquée. J'imagine que c'est surtout compliqué pour les éleveurs qui n'ont pas eu le choix et qui ont dû rester à Genève. Oui, on a énormément d'éleveurs qui ont gardé leurs animaux chez eux, non par envie, mais par dépit avec cette politique, cette maladie, la BTV, ou l'OSAV, au niveau fédéral, a voulu faire une barrière en disant que, non, vous n'irez pas en France. On va s'intéresser au côté plus festif de la désalpe. La désalpe de Saint-Cergue, elle prend encore plus tout son sens au final. Elle est maintenue pour demain, elle devient aussi un moyen de communiquer et de dire attention, ce n'est pas seulement une tradition importante, cette désalpe, mais c'est aussi un événement qui montre la cadence de l'élevage. Tout à fait, la désalpe de Saint-Cergue est toujours une manifestation très appréciée du grand public. Elle offre une très bonne communication sur ce qu'on fait tous les jours, un grand respect aux producteurs laitiers qui sont 24h/24 avec leurs animaux comme nous, mais qui ont vraiment les contraintes de la traite, que nous on n'a plus dans le bétail à viande ou dans l'élevage. On est moins rythmé, mais la désalpe de Saint-Cergue, il faudra aussi signaler quelque chose : ça sera que des bêtes qui ont alpé en Suisse. Il y aura quand même moins d'animaux que les autres années, étant donné que les animaux qui étaient sous le Jura français ne seront pas présents. Dans tous les cas, ce qu'on peut dire, c'est que le canton sera bien représenté demain à Saint-Cergue avec les laiteries, le label GRTA et la production genevoise avec Delmètre. Magnifique, on peut tout énumérer : la production genevoise avec Delmètre qui fait un super travail, qu'on a fêté aussi, l'anniversaire de Tam Tam cette année. Qui a une très grande production sur la filière carnet, aussi sur le canton de Genève, qui appuie et qui soutient énormément le GRTA, que ce soit le lait, le fromage et la viande. Au final, la désalpe à Saint-Cergue, c'est aussi une opportunité pour les visiteurs et le public d'aller à la rencontre de nos agriculteurs et éleveurs en direct. Vous pouvez aller à la désalpe, vous aurez énormément de contacts avec des éleveurs qui prendront le temps, c'est une journée festive, et vous pouvez aussi rencontrer les gens sur leurs exploitations, ils seront un plaisir de vous montrer leur quotidien et leur amour du bétail. Un grand merci, Flavien, je vous donne rendez-vous déjà demain pour cette 38e édition de la désalpe de Saint-Cergue. C'est du côté vaudois, et quand vous sortirez à Nyon sur l'autoroute, il faudra prendre directement à gauche.

