Happy Hour
Eric Lecoultre : La journée internationale de la non-violence
Eric Lecoultre raconte son déménagement chaotique après avoir accidentellement coincé sa chienne dans l’ascenseur. Une mésaventure stressante qui s’est finalement bien terminée.
Dans cette chronique, Eric Lecoultre partage une anecdote hilarante sur son déménagement. Alors qu'il faisait appel à une entreprise professionnelle, il a dû faire face à un imprévu majeur avec sa chienne, une chienne qui se sur-estime grandement. En voulant monter des cartons, il a accidentellement coincé sa chienne dans l'ascenseur, provoquant une panne. Cet incident a obligé Éric à tout monter à pied, tout en gérant le stress et la culpabilité. Finalement, la chienne a été libérée par le dépanneur, sans aucune agressivité. Cette expérience insolite souligne l'importance de la confiance envers nos animaux, malgré les petits désagréments du quotidien qui transforment parfois une simple journée en une aventure mémorable.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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Aujourd'hui, dans son thème imposé, Éric Le Coultre doit nous parler de cette journée internationale de la non-violence. Éric, c'est à toi. Oui, tout à fait. Je dois d'abord commencer par vous faire un aveu. Je ne me suis jamais battu. Jamais je n'ai eu l'occasion de ma vie de tâter de mes petits points sur le corps d'un autre humain. Je suis donc 100 % non-violent depuis ma naissance. Il y a donc deux conclusions possibles pour le jour où je vais me retrouver dans une baston. Soit des capacités insoupçonnées de combattant se révèlent et je découvre que j'ai la rage et la technique d'un Bruce Lee croisé avec un jaguar. Soit, je vais me mettre en position fœtale et pleurer comme une grosse victime. C'est les deux réalités, il y en a pas d'autres, c'est l'un ou l'autre. C'est comme si un jour, je me retrouve dans un avion sans pilote, il y a bien un monde où j'arrive à le faire atterrir. D'ailleurs, deux tiers de mes collègues masculins en sont convaincus. Après, il y a aussi de fortes possibilités pour que non, et que je me crache comme une merde et tous les passagers avec moi. Il y a deux mois, sans transition, j'ai adopté une chienne qui, elle, se surestime grandement dans ses capacités de violence. Pour vous décrire cette chienne, elle a bientôt 14 ans, un cancer à la vessie et une taille d'environ 30 cm, ce qui la rapproche plus d'un gros rat que d'un berger allemand, on est d'accord. Et ben pourtant, cette chienne, quand elle croise un autre collègue chien, peu importe le modèle qu'elle a en face, elle est persuadée qu'elle peut lui marave sa gueule. Aucun recul. Elle s'attaque à des Rottweiler, si elle était pas tenue en laisse, elle se ferait découper en deux, mais elle en a zéro conscience. Elle rugit comme un grizzly. Dans son esprit, elle se dit qu'elle est dangereuse comme un Panzer allemand, de Pologne. Alors, sinon sans transition, cette semaine, j'ai fait un truc qui n'est pas très bon pour cultiver la non-violence, j'ai déménagé. Gros défi de rester calme quand l'intégralité de tes possessions se retrouve dans une camionnette mal garée à Genève. Surtout que cette fois, j'ai laissé mes potes tranquilles, j'ai contacté une entreprise de déménagement. Le boss m'a dit qu'il y aurait trois déménageurs. On commence tout ça à 8h. Résultat, ils sont arrivés à 9h30, ils étaient deux dont un qui avait la carrure de mon neveu de 12 ans. Et à des moments, les mecs m'annonçaient 5 minutes de pause et je les revoyais plus pendant trois quarts d'heure. Autant vous dire que j'étais pas en mode Gandhi, peace and love, j'avais juste envie de péter des gueules, mais j'ai rien fait. Vous n'êtes pas surpris. Je me suis inspiré de Sabine. Alors vous allez me dire qui est Sabine ? Sabine, c'est ma nouvelle voisine du dessus, alors que j'ai rencontré vers 20h30 ce jour-là, quand on avait toujours pas terminé de déménager mes affaires, sans déconner, et elle, elle était en train de monter chez elle quand j'ai un peu trop tiré là sur la porte de l'ascenseur, ce qui a provoqué la panne de l'ascenseur avec Sabine dedans. On a donc dû finir de tout monter à pied jusqu'à mon quatrième étage. Alors moi je montais mes propres cartons, alors que j'ai engagé des déménageurs, et je portais mes cartons et le poids de la culpabilité d'avoir bloqué ma voisine. Et au bout d'une heure, elle a été libérée par le dépanneur et vous savez quoi ? Zéro violence dans sa réaction. Elle m'a juste sincèrement souhaité un bon aménagement. Voilà, donc voilà, deux histoires inspirantes pour vous aujourd'hui. Je pense qu'on devrait tous avoir la confiance de ma chienne et la sérénité de ma voisine, elle m'en dirait bien mieux.

