Happy Hour
Les expressions québécoises décryptées par Noah
Noah nous dévoile les secrets des expressions québécoises, du célèbre portrait craché à l’original accrocher les patins. Une plongée linguistique pleine d’humour.
Noah, de l'équipe de One FM, nous plonge dans l'univers fascinant des expressions québécoises. Entre le mystérieux « portrait craché », le surprenant « être soupe au lait » ou encore le familier « accrocher les patins », l'animateur nous éclaire sur leurs origines et leurs significations parfois inattendues. Ces expressions, souvent imagées et colorées, enrichissent la langue française tout en témoignant de la créativité québécoise. Au fil de la discussion, les intervenants partagent leurs impressions, apportant une dimension humoristique et conviviale à ce voyage linguistique enrichissant, illustrant la richesse des échanges culturels et la subtilité des expressions idiomatiques québécoises.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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Noah, tes meilleures expressions aujourd'hui, je crois qu'on va pouvoir les découvrir ensemble. En fait, il y a des expressions qui me surprennent, elles arrêtent pas de me surprendre en fait. Je vous ai préparé trois expressions que vous utilisez ici qui me surprennent, mais je termine la chronique avec quatre expressions québécoises que je vais vous faire découvrir, que, à mon avis, vous ne connaissez pas. La dernière va vous surprendre. Non, mais c'est moi celle qui a commencé, c'est en fait, c'est la semaine dernière qu'on m'a dit que j'étais le portrait craché de mon père, et en y réfléchissant, portrait craché, c'est bizarre comme expression, tu vois ? Oui, c'est vrai. J'ai un peu ce que ça veut dire, être le portrait, genre pas on comprend ce que ça veut dire, mais d'où vient cette expression ? Si on ne connaît pas l'expression et qu'on la découvre, on doit se dire attends, c'est une insulte. Mais apparemment ce serait potentiellement du verbe qui était à l'époque utilisé, crayer, au lieu de qui est devenu cracher, donc qui était dessiné à la craie, et donc ce serait en fait être mal traduit ou mal et ça aurait mal évolué, on aurait gardé ce côté crayer qui était craché un peu. Moi j'aurais pensé à une expression de l'époque, crache, crache un portrait, ou je veux dire dessiner vite, une petite caricature vite fait. Ouais, c'est vrai, mais c'est peut-être une théorie, il n'y a pas de réponse officielle pour cette expression. Être soupe au lait, ça aussi c'est très bizarre quand même. On sait tous que ça veut dire, mais être soupe au lait, mais apparemment c'est dû au fait que, ben quand il mettait du lait, ça monte, ça peut monter très vite et ça peut être très réactif en fait le lait dans la, exact. Et c'est pour ça qu'on appelle ça être soupe au lait, c'est mais c'est bizarre quand même moi j'aime pas trop. Ouais, moi je mets du lait plutôt pour adoucir, tu vois, peut-être une soupe qui est trop forte en goût alors qu'en fait c'est l'inverse. Avant de passer aux expressions québécoises, la dernière que j'ai découverte que je connaissais pas, peigner la girafe. Vous la connaissez celle-là ? Je l'ai pas moi. Peigner la girafe, ça veut dire que tu fous pas grand chose. Ouais, tu fais un travail qui sert pas à grand chose ou tu fais un travail que tu connais pas parce que m'arrive jamais. Voilà, maintenant quatre expressions québécoises, je vais vous faire découvrir, je sais que vous attendiez ça, accrocher les patins. Prendre sa retraite, exactement. Et ça c'est euh, c'est vrai qu'on le dit en glace. Oui, exact. On le dit dans tous les contextes. Nous, c'est plutôt dans le milieu du hockey, quoi, accrocher ses patins. Le hockey, c'est tellement profond en nous que le bûcheron peut dire la même chose. Avoir des croûtes à manger. Des croûtes à manger ? Bah, être pauvre. Non, c'est d'avoir acquérir de l'expérience. J'ai encore des croûtes à manger. Mais c'est des croûtes de blessures. Non, ce sont des croûtes de pain, je pense, en mode il faut encore que tu continues de faire de l'expérience. La prochaine, je vous jure, c'est pas ce que vous pensez. Se faire tirer la pipe. Ah, je sais. Non, euh, euh, c'est une sorte de de de rire, non il y a pas de question de smart. Ah, je l'ai entendu il y a pas longtemps. C'est genre si je te fais une petite blague et puis ça peut t'offusquer peut-être tu dis là, arrête, je te tire la pipe, genre c'est une blague tu vois. Ah, c'est une blague. Ah ouais, c'est ça. On va se tirer, et ben jeudi soir, au finale du soir on va se tirer la pipe avec tous les humoristes du Comedy Club. Et la dernière, j'aime beaucoup celle-là, on dit souvent accouche qu'on baptise. Va plus vite, enfin dépêche-toi, accouche quoi. Il y a un lien religieux presque avec cette expression, comme tous vos sacrements qui sont religieux, les insultes québécoises les plus les plus dures, hein, sont les fameux tabernacles, calices. Mais c'est tout des mots d'église en fait. Mais nous aussi, on dit accouche, mais on dit pas qu'on baptise après. Très bien, merci beaucoup Noah. Si vous avez une expression de régionale par exemple suisse qu'on connaît moins, qu'on utilise moins dans le langage courant ou voilà, qui est vraiment peut-être spécifique, n'hésitez pas.

