Le Mag de Solène
Pourboires par carte : faut-il vraiment laisser quelque chose ?
Le pourboire digital se généralise dans les commerces suisses, mais reste facultatif. Est-ce une pratique qui dérange vraiment les consommateurs ?
La pratique du pourboire digital se généralise dans les restaurants et commerces en Suisse, avec des bornes de paiement proposant des options de 5, 10, 20 ou 25 %. Si certains établissements y ont recours, cette pratique ne reste pas obligatoire. Certains restaurateurs, comme Nicolas Perrenoud, expliquent que cette mise en place répond à la numérisation des paiements. Pour le consommateur, il s'agit d'une liberté de choix. Il est d'ailleurs possible, pour certains terminaux, de choisir des montants fixes plutôt que des pourcentages. Au final, cette pratique ne semble pas perturber les clients, qui restent libres d'accepter ou non, d'autant plus que le pourboire reste un geste symbolique.
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Laisser une petite pièce sur la table pour la serveuse ou le serveur en partant, c'est un geste qui se fait malheureusement de moins en moins. Pourquoi ? Parce que les paiements par carte ont remplacé les espèces ces dernières années. On a de moins en moins de cash sur soi et désormais, le pourboire est proposé directement sur les terminaux de paiement, avec des options de 5, 10, 20 voire 25 %. Restaurants, boulangeries, coiffeurs, ils sont nombreux à avoir désormais recours à ce système. Nicolas Perrenoud, président de la société des cafetiers, restaurateurs et hôteliers genevois, rappelle toutefois que cette pratique n'est pas obligatoire. On en voit de plus en plus parce que c'est lié au nouveau système de TPE. Bien entendu, le membre n'est pas obligé de mettre ce système en place. Mais s'il se rend compte que ça fonctionne et que ses collaborateurs sont à l'aise avec ça, il le met en place et finalement oui, effectivement, il y en a de plus en plus. Sur le terrain, ce qu'on constate, c'est que les gens ne sont pas choqués ou scandalisés. Certains n'ont pas envie de donner, donc ils appuient tout simplement sur le bouton non. Certains ont envie de donner autre chose qu'un pourcentage, donc ils appuient sur le bouton autre montant. En tout cas sur le terrain, on n'a pas l'impression que c'est quelque chose qui dérange vraiment les consommateurs. Au contraire, peut-être qu'au tout début, ils étaient un petit peu intrigués, mais maintenant, tout le monde a compris qu'on peut effectivement mettre non ou autre montant. Parfois, ces pourboires sont aussi proposés lorsqu'il y a très peu de services, comme pour l'achat d'un café ou un sandwich à l'emporter. Il y a les 5, 10 %, mais il y a aussi non ou autre montant. Déjà, n'oublions pas. Donc on a toujours la possibilité de dire non. Après, sur le fait que effectivement lorsqu'il n'y a quasiment pas eu de service, on nous demande si on souhaiterait mettre un pourboire ou pas, ça reste la liberté finalement du consommateur de dire oui ou non. Peut-être qu'il a eu un sourire, peut-être qu'il y a eu une rapidité qui a fait que il estime que ça mérite un petit quelque chose. Je rappelle que c'est des petits gestes aussi, c'est des petits sous. On n'est pas obligé de mettre 5 %, on peut mettre aussi 20 centimes. Ce sont des métiers où souvent, c'est des gens qui ont des revenus qui sont assez bas. Une petite contribution, si c'est la volonté du client, est toujours la bienvenue. Ça se faisait aussi avant avec les pièces. Maintenant, les gens ont moins de cash sur eux, donc c'est une autre façon de donner ce pourboire.

