L'Equipe du Matin
Génération Z: Snapchat en famille, le débat relancé
Viviane s’étonne de voir les jeunes communiquer par Snapchat, même assis côte à côte. Ilan, lui, ne comprend pas les adultes qui reprennent l’argot de la génération Z.
Avant d’écouter Teddy Swims, l’antenne s’interroge sur les habitudes de la génération Z. Viviane, auditrice depuis Corsier, ne comprend pas que les jeunes restent côte à côte lors des réunions de famille tout en s’envoyant des snaps et des TikToks. Pour elle, les repas étaient autrefois suivis de jeux de société, de discussions et de jeux dans la cour. Les animateurs rappellent toutefois que les adolescents ont grandi avec les écrans et semblent heureux de communiquer ainsi. Ilan, qui appartient à la génération Z, renverse ensuite le débat: il trouve surtout gênant quand les parents reprennent l’argot des jeunes, comme «slay» ou «wesh».
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Avant d’écouter Teddy Swims, l’antenne parle de la génération Z et de ce que les autres générations ont parfois du mal à comprendre. Viviane, qui appelle depuis Corsier, évoque Snapchat. Lors des réunions de famille, elle voit les jeunes assis les uns à côté des autres s’envoyer des snaps et des TikToks au lieu de se parler. «Ils ne se regardent même pas», regrette-t-elle. Les animateurs soulignent qu’ils communiquent peut-être simplement différemment, via les applications. Viviane se demande ce qu’est devenue l’époque des jeux de société après les repas. Un animateur rappelle que cette génération a grandi avec des tablettes et un accès très facile à la technologie. Il estime aussi qu’interdire les téléphones et les tablettes à table peut être une bonne solution. Viviane précise que les enfants de ses amis, nés entre 2006 et 2010, n’ont pas eu de téléphone dans les mains dès leur plus jeune âge. Pourtant, ils passent souvent la soirée sur leur portable. Ils s’envoient des contenus, rigolent et semblent heureux, mais ne se parlent pas directement. La discussion dérive sur les jeux d’autrefois: le colin-maillard, les pogs, le ballon ou encore la marelle. Viviane se souvient qu’à la récréation, les enfants jouaient et se parlaient davantage. Un animateur raconte aussi un jeu où l’on proposait de jouer au loup en lançant: «Qui veut jouer au loup? Mettez le doigt dessous. À trois, ça ferme!» Ilan, qui fait partie de la génération Z, explique ensuite le mot «slay». Selon lui, cela signifie qu’une personne est belle ou qu’elle dégage une très bonne aura. Puis il prend la parole pour dire ce qu’il ne comprend pas chez les générations précédentes. Il trouve étrange que les parents utilisent les mots des jeunes. Il raconte que son père lui a lancé: «Oh, Ilan, tu slay, wesh!» Pour lui, entendre «wesh» dans la bouche d’un parent, ça ne passe pas.

