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Légumes plus chers cet hiver: l’alerte des maraîchers


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L'Equipe du Matin

Légumes plus chers cet hiver: l’alerte des maraîchers

Chaleur, sécheresse et parasites font chuter les récoltes. Les légumes pourraient être moins jolis, plus rares et plus chers cet hiver.

Disponible encore 31 jour(s)

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Les maraîchers suisses alertent sur une baisse importante des récoltes après un été marqué par la chaleur, la sécheresse, la grêle et les parasites. À Genève, Berne et Fribourg, les producteurs redoutent des légumes plus rares et plus chers cet hiver, notamment les carottes et les pommes de terre. Les rendements de pommes de terre pourraient chuter de 30 à 60% selon les régions. Pour limiter les pertes, les exploitations renforcent l’irrigation et testent des variétés plus résistantes. Les légumes moins calibrés pourraient aussi se faire une place plus importante dans les rayons, tandis que les importations compléteraient l’offre suisse.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

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Bon Judith, il semble qu’on va devoir payer plus cher pour nos légumes cet hiver? Eh oui, Stefane. L’Union maraîchère de Genève a lancé une alerte jeudi dernier. Son directeur parle même d’une situation inédite depuis 2003, avec une baisse importante de la production et des coûts qui explosent. Même son de cloche du côté de Berne et de Fribourg, où un producteur interrogé par 20 minutes prévient que le prix des légumes qui arriveront encore en rayon va très probablement augmenter. Les légumes de garde, comme les carottes et les pommes de terre, récoltés une seule fois par an, risquent notamment de manquer. Cette année, plusieurs facteurs se cumulent: la chaleur, la sécheresse, la grêle dans certaines régions et une prolifération de parasites favorisée par les températures élevées. Certains légumes résistent particulièrement mal. La laitue iceberg, par exemple, pourrit et devient invendable lorsqu’il fait trop chaud. Les rendements de pommes de terre chutent de 30 à 60% selon les régions. C’est du jamais-vu depuis les canicules historiques de 1976 et 2003. Seules quelques variétés résistantes, comme l’artichaut, s’en sortent mieux. Pour sauver ce qui peut l’être, les maraîchers doivent davantage arroser, souvent à des horaires décalés. Cela représente une surcharge de travail et fait grimper les coûts de production. Avec les étés à venir, le problème risque malheureusement de se répéter. Quelles solutions peuvent éviter que cela recommence? Des mesures sont déjà mises en œuvre. Le Centre de recherche agricole de la Confédération, Agroscope, teste des variétés de légumes plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse. Les producteurs investissent aussi dans de meilleurs systèmes d’irrigation, notamment le goutte-à-goutte. Ils recouvrent parfois les cultures d’un poudrage blanc, comme une petite crème solaire pour les légumes. Les maraîchers suggèrent également de cultiver davantage de légumes sous terre, moins exposés à la chaleur et aux ravageurs. Depuis l’an dernier, la Confédération soutient aussi les exploitations touchées grâce à des réductions de primes d’assurance récolte. Cet hiver, on pourrait aussi retrouver davantage de fruits et légumes moins parfaits dans les rayons. Le journal Le Temps anticipe une plus grande place pour ces produits cabossés ou non calibrés, jusqu’ici souvent vendus à prix cassé sous des labels comme Unique chez Coop. La baisse des rendements pousse les distributeurs à valoriser une part plus large de chaque récolte plutôt que d’écarter les produits moins beaux. Pour les denrées vraiment rares, les importations devraient compléter l’offre suisse. Il n’y aura donc pas de pénurie totale, mais les légumes seront probablement moins jolis et peut-être plus chers. Comme le rappelle un auditeur sur WhatsApp, les personnes qui ont un potager savent à quel point cette année a été catastrophique. Mais si cela peut vous rassurer, Judith a mangé de l’artichaut ce week-end et elle a trouvé ça très bon. Stefane souligne toutefois que l’artichaut est surtout compliqué à préparer. Dans les grands restaurants, le cœur d’artichaut, légèrement grillé, peut pourtant être délicieux. Stefane demande ensuite quel légume donne une odeur particulière aux urines. Réponse: les asperges. Mais ce n’est pas du tout la saison. Lui assure manger des litchis toute l’année. Cette histoire de légumes cabossés enfin proposés dans les supermarchés reste une bonne nouvelle. Beaucoup de légumes étaient jetés uniquement parce qu’ils étaient jugés trop moches. Et comme le conclut l’équipe: «Regarde, tu as pris quatre personnes cabossées, tu en as fait une émission et ça marche.»

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