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Pourquoi les erreurs des collègues nous font-elles plaisir?


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Pourquoi les erreurs des collègues nous font-elles plaisir?

Pourquoi les bourdes de nos collègues nous amusent-elles tant? Ce plaisir coupable, ou «Schadenfreude», serait lié à un manque de confiance et plus fréquent dans les entreprises où les employés ne sont pas valorisés.

Disponible encore 30 jour(s)

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Dans sa chronique SoNews, Solène explore une question intrigante: pourquoi les échecs de nos collègues nous réjouissent-ils tant? Ce sentiment porte un nom d'origine allemande: la «Schadenfreude», soit le plaisir tiré du malheur d'autrui. Aujourd'hui, on parle aussi de «fail watching». Des études montrent que voir un collègue échouer peut temporairement augmenter l'estime de soi, surtout chez les personnes manquant de confiance. Ce comportement varie d'une simple pensée amusante face à une petite bourde à une jubilation publique, voire des agissements toxiques proches du harcèlement. Ce phénomène serait plus fréquent dans les entreprises qui ne valorisent pas leurs collaborateurs.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

Lire la transcription complète

**[Jingle SoNews]**

**Hervé:** Solène, on parle des boulettes au boulot aujourd'hui.

**Solène:** Oui! Et je suis tombée sur un article du site Slate.fr qui avait ce titre: «Pourquoi les échecs et les bourdes de nos collègues nous réjouissent tant?».

**Hervé:** Ah, c'est salaud!

**Solène:** Je vous fais un petit résumé de cet article qui m'a beaucoup fait rire. C'est un sentiment qui porte un nom, ça vient de l'allemand: la «Schadenfreude». En fait, ça veut dire littéralement le plaisir de tirer du malheur d'autrui. Depuis quelque temps, on a aussi un terme anglais qui s'appelle le «fail watching». C’est une nouvelle expression qui parle de cette habitude d'observer les faux pas de ceux qui nous entourent avec beaucoup d’amusement, en espérant qu'ils se pètent la figure.

**Hervé:** C'est le principe même qui a fait le succès de Vidéo Gag, puis ensuite de YouTube!

**Solène:** Alors il y a des études qui ont montré que voir certains échouer au travail pourrait même augmenter son estime de soi. Et ce sont, je vous le donne dans le mille, les personnes qui sont le moins sûres d'elles qui sont le plus sensibles à ce genre d'échec. Bah oui, parce que quand tu es bien dans ta vie et dans ta tête, quelqu'un qui fait une bourde devant toi, en général, ça ne t'apporte pas de plaisir.

Cela peut aller d'une simple pensée un peu fugace, du style: «Bernard, il a fait 45 photocopies au lieu de deux». Ça fait rire, mais après tu passes à autre chose. Ou alors, dans le cas le plus grave et le plus extrême, on peut assister à une jubilation publique, voire à des comportements toxiques qui peuvent flirter avec le harcèlement moral. Et là, on n'est plus du tout dans le truc rigolo.

Mais le «fail watching» peut se produire, selon des études, dans les entreprises qui ne valorisent pas leurs collaborateurs. C'est-à-dire que quand on n'est pas poussé dans son job à faire mieux, quand il n'y a pas un management qui est là pour justement gérer les gens, eh bien les gens entre eux sont plus méchants.

**Hervé:** Nur, tu prends du plaisir à voir quelqu'un échouer ou se casser la figure?

**Nur:** Absolument pas! Quand je vois quelqu'un autour de moi échouer, j'ai l'impression que c'est une partie de moi qui échoue avec. J'ai juste envie de remonter cette personne vers le haut, vraiment. Je ne suis même pas altruiste en vrai, je suis même un brin méchante parfois. Par contre, je n'ai pas de «Schadenfreude», je ne peux pas me réjouir du malheur des gens.

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