Solann: «Je ne me suis pas arrêtée depuis deux ans»
Deux ans après avoir accordé l’une de ses premières interviews à One FM lors du festival Voix de Fête à Genève, Solann est de retour en Suisse. Avant son concert sur la scène Vega du Paléo Festival, la Révélation féminine de l’année aux Victoires de la Musique est revenue sur son ascension fulgurante, son quotidien à cent à l’heure et ses habitudes très… suisses.
Il y a des interviews qui prennent une saveur particulière avec le temps.
Lorsque Noah retrouve Solann au Paléo Festival, il lui rappelle qu’ils s’étaient déjà rencontrés deux ans plus tôt, à Voix de Fête, à Genève. A l’époque, la jeune artiste faisait ses premiers pas sur les scènes des festivals et découvrait le rythme des interviews.
Depuis, tout s’est accéléré.
« Je ne me suis pas arrêtée depuis deux ans »
Le constat fait sourire Solann.
« Je me suis pas arrêtée en deux ans, je suis épuisée, je veux rentrer chez moi! » plaisante-t-elle avant de reprendre plus sérieusement.
« Il s’est passé tellement de choses… C’est absurde quand je fais un petit récap’. Je vis une vie dingue. »
Albums, tournées, festivals, récompenses… la chanteuse française enchaîne les projets à un rythme effréné.
Son seul objectif désormais? Arriver jusqu’aux vacances de décembre.
« Après, je vais hiberner trois mois », sourit-elle.
Une révélation devenue incontournable
En seulement deux ans, Solann s’est imposée comme l’une des nouvelles voix incontournables de la scène francophone.
Cette année, elle a remporté la Victoire de la Musique de la Révélation féminine, rejoignant un palmarès où figurent notamment Yseult, Barbara Pravi, November Ultra, Zaho de Sagazan ou encore Yoa.
Une distinction qu’elle peine encore à réaliser.
« J’oublie parfois que c’est arrivé. J’étais tellement satellisée quand c’est arrivé… Je vois ça comme une side quest que j’ai plutôt bien réussie. »
La randonnée? Très peu pour elle!
Si beaucoup imaginent les artistes profiter des montagnes suisses entre deux concerts, ce n’est visiblement pas le cas de Solann.
La chanteuse avoue avec beaucoup d’autodérision qu’elle a découvert une chose en devenant adulte.
« Je déteste la rando! » lance-t-elle en éclatant de rire.
En réalité, elle attendait surtout le pique-nique.
« Moi, je voulais juste mon sandwich au saucisson. »
De quoi faire sourire Noah, qui lui rappelle que la randonnée est presque un sport national en Suisse.
« Je resterai fidèle à mes valeurs! » répond-elle sans hésiter.
Impossible de venir en Suisse sans une fondue
S’il y a bien une tradition que Solann respecte à chacune de ses visites en Suisse, c’est celle-ci.
Avec son équipe, ils demandent presque systématiquement une fondue après leurs concerts.
« Même s’il fait 35 degrés, on demande une fondue », raconte-t-elle.
Une habitude qu’elle reconnaît volontiers un peu excessive.
« On en a fait une la semaine dernière, je viens à peine de la digérer! »
Au-delà de la gastronomie, Solann dit surtout apprécier chacun de ses passages en Suisse.
Elle évoque les paysages, l’accueil du public et l’impression que chaque concert s’y déroule dans une ambiance particulière.
Cette fois pourtant, pas de fondue pour elle après le Paléo.
Dès la fin du concert, elle file directement à la gare.
« Je veux dormir dans mon lit! » confie-t-elle en riant, laissant tout de même le reste de son équipe profiter de la traditionnelle fondue suisse.

