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Rencontre avec Éric Porchet, défenseur du terroir genevois


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Le 10H-13H

Rencontre avec Éric Porchet, défenseur du terroir genevois

Rencontre avec Éric Porchet, agriculteur passionné à Russin. Il nous parle de son amour pour le terroir genevois et de l’importance de la vente directe pour défendre les produits locaux et maintenir le lien avec les consommateurs.

Disponible encore 29 jour(s)

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Dans le cadre de notre série "Les Ambassadeurs du Terroir", Nur s’est entretenue avec Éric Porchet, agriculteur au Domaine des Grands Vergers à Russin. Héritier d’une exploitation transmise par son père et son grand-père, il cultive avec passion la vigne, les fruits et les céréales. Fier détenteur du label GRTA (Genève Région - Terre Avenir), il défend ardemment la production locale. Éric Porchet insiste sur l’importance du lien direct avec les consommateurs, que ce soit par la vente à la ferme ou lors des caves ouvertes. Il y voit un moyen essentiel de présenter avec fierté la qualité des produits genevois et de promouvoir son métier.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

Lire la transcription complète

**Nur:** Bon vendredi à toutes et à tous! Toujours Nur avec vous en direct de Russin depuis le restaurant La Chauma, pour cette édition des Ambassadeurs du Terroir du mois d'avril. L'établissement est très attaché au terroir, on l'a compris: de l'assiette au verre, il y est très bien représenté. Le restaurant fait par exemple aujourd'hui confiance au domaine des Grands Vergers, situé à Russin. On n'est pas dépaysé en termes de produits locaux, vu qu'on est à Russin. Un domaine représenté aujourd'hui par Éric Porchet. Bonjour Éric!

**Éric Porchet:** Bonjour Nur.

**Nur:** Ça va toujours?

**Éric Porchet:** Très bien, merci.

**Nur:** Merci beaucoup d'être avec nous. Je voulais savoir, en quelques mots, est-ce que tu pourrais nous présenter ton domaine et ce qu'on peut y retrouver?

**Éric Porchet:** L'exploitation est composée principalement de vignes, avec un petit peu de culture fruitière et des grandes cultures comme le colza, le blé et d'autres céréales.

**Nur:** C'est un domaine familial?

**Éric Porchet:** C'est un domaine que j'ai repris de mon père, qui l'avait lui-même repris de mon grand-père, oui.

**Nur:** Et en termes de produits, qu'est-ce qu'on peut retrouver?

**Éric Porchet:** Alors, on retrouve des produits GRTA, certifiés pour les pommes et le jus de pomme évidemment. Et puis, je fais un petit peu de culture maraîchère, comme des courges, pour alimenter la vente directe.

**Nur:** Et ce label GRTA, c'est un label que tu portes avec fierté, je suppose, en tant qu'agriculteur?

**Éric Porchet:** Oui, bien sûr, parce que je défends la production genevoise. On en a besoin dans ces temps un peu compliqués et difficiles.

**Nur:** Et qu'est-ce qu'on peut retrouver comme produits de ton domaine ici au restaurant La Chauma?

**Éric Porchet:** Alors, je livre principalement le jus de pomme, qui est très apprécié, et de temps en temps, je livre aussi des vins de la cave de Genève.

**Nur:** Justement, on va parler des caves. Le domaine fait également de la vente directe durant la période de récolte si j'ai bien compris, et vous participez aussi aux caves ouvertes. En quoi c'est important pour vous de maintenir ce lien direct avec le client?

**Éric Porchet:** C'est très important de montrer à nos amis, nos concitoyens, que la production genevoise est fidèle et fière. Les producteurs sont fiers de présenter leurs produits. En faisant de la vente directe, je fais la promotion des produits agricoles: les pommes, le vin, les courges… Principalement, je ne vends que des produits de mon exploitation.

**Nur:** Est-ce que tu sens, vu que tu nous parles de cette période peut-être un peu compliquée pour les agriculteurs, qu'il y a une sorte d'alliance qui se crée entre vous tous ici à Genève?

**Éric Porchet:** On essaie de faire des choses ensemble dans l'agriculture, on se soutient, on se fédère. C'est pour ça que je suis pro de l'esprit coopératif, on se met ensemble pour être plus forts. Quand on fait de la vente directe, on donne aux gens l'envie de venir nous trouver et de consommer ces produits genevois qui sont merveilleux.

**Nur:** Et tout à l'heure, tu m'as dit quelque chose qui m'a particulièrement marquée. Tu m'as dit: "Oh moi, je ne fais plus de pommes de terre parce que je n'ai pas envie de m'ennuyer". En fait, je suis curieuse, qu'est-ce que tu entends par là? Les pommes de terre, c'est ennuyeux à récolter, c'est ça?

**Éric Porchet:** Disons que c'est beaucoup de boulot. Aujourd'hui, j'ai envie de me faire plaisir avec l'agriculture et de le faire par passion, et non plus pour me gâcher la vie.

**Nur:** On sent en tout cas qu'il y a cette passion. Tu me disais aussi tout à l'heure: "Oui, moi je devrais être à la retraite à mon âge, mais non, je suis toujours dans mes champs".

**Éric Porchet:** Oui, je suis toujours actif parce que j'ai besoin de ça. Je travaille avec un collègue, on s'aide, on se soutient et c'est très bien.

**Nur:** Et justement, quelle serait la manière principale par laquelle on pourrait te soutenir? Acheter directement chez toi, mais aussi, par exemple ici à Satigny, tu me disais dans une succursale?

**Éric Porchet:** Oui, mon jus de pomme, on le retrouve au Landi à Satigny, au sac des agriculteurs. Après, j'ai quelques restaurants, mais je ne cherche pas non plus à faire du commerce. Je fonctionne au bouche-à-oreille: les gens viennent à la maison, ils prennent mes produits et c'est très bien comme ça.

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