Le Mag de Solène
BD à Lausanne: BDFIL fête ses 20 ans, entre succès et défis
Le festival BDFIL fête ses 20 ans à Lausanne jusqu’au 10 mai. Découvrez un univers BD riche et ses paradoxes, entre créativité débordante et précarité des auteurs.
La 20e édition du festival BDFIL bat son plein à Lausanne jusqu'au 10 mai, célébrant la bande dessinée avec plus de 100 auteurs et 16 expositions. L'événement se penche sur l'avenir d'un secteur paradoxal: malgré des ventes dynamiques, les auteurs restent souvent précaires. Gaelle Kovaliv, codirectrice du festival, souligne l'explosion des genres de BD, désormais accessibles à tous les publics. Elle alerte cependant sur la difficulté croissante pour les créateurs de vivre de leur art, les éditeurs vendant moins d'exemplaires par œuvre. Le festival met également en lumière une riche collection de BD patrimoniales, exposant des planches abîmées pour aborder les défis de la conservation. Mirion Malle est l'invitée d'honneur et le Québec le pays vedette.
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Le Mag de Solène. Lausanne célèbre actuellement la bande dessinée avec la 20e édition du festival BDFIL. Débuté cette semaine, l'événement se tiendra jusqu'au 10 mai prochain et propose une immersion riche avec plus de 100 auteurs, des séances de dédicaces et 16 expositions à découvrir. Les organisateurs souhaitent également dresser un état des lieux du secteur et réunir les acteurs concernés pour envisager l'avenir de cette branche.
Ce secteur de la bande dessinée connaît une situation paradoxale. Bien que les ventes se portent plutôt bien, les auteurs demeurent souvent précaires. Pour mieux comprendre la popularité de la BD et ses défis, Gaelle Kovaliv, la codirectrice du festival BDFIL, explique cette évolution.
Elle affirme: «On a vraiment explosé les canons. On n'est plus du tout que sur du récit d'aventure pour les jeunes enfants. Il y a vraiment de la bande dessinée sur chaque chose. Moi j'adore ça parce que dès que j'offre un cadeau, j'offre une BD parce que je pense que vraiment chacune a son public et c'est impossible de ne pas avoir au moins une bande dessinée qu'on aime. Il y a vraiment une ouverture énorme du champ, à la fois dans les sujets traités, mais aussi dans la manière, la forme.»
Gaelle Kovaliv souligne cependant un problème pour les créateurs: «Les éditeurs et éditrices, eux, vont bien, ou en tout cas vont un peu mieux, puisqu'ils en vendent toujours autant. Simplement, on vend moins d'exemplaires par bande dessinée. Donc c'est de plus en plus difficile de vivre de son art.»
Cette année, l'autrice française Mirion Malle est l'invitée d'honneur et le Québec est le pays invité. Le public aura aussi l'occasion de découvrir des planches originales. Gaelle Kovaliv détaille une particularité de l'événement:
«La ville de Lausanne a la chance d'avoir une des plus riches collections d'Europe de bande dessinée patrimoniale et d'originaux. Leurs équipes ont sorti des planches magnifiques de leurs cartons d'archives en se concentrant sur celles qui étaient abîmées, pour parler non seulement de la beauté du geste et de ces objets, mais aussi de tous les défis inhérents à la conservation. C'est très chouette d'avoir ce double niveau de lecture: à la fois pour voir ces trésors, parce que ce s'en est sur le plan du dessin, mais aussi tous les problèmes. On vient pour voir du scotch, des lettres tombées, des problèmes de colle.» Elle ajoute: «Et on aime beaucoup ce que ça donne.»
Ces propos ont été recueillis par Julie Marti. Ne ratez pas BDFIL, la 20e édition du festival, où de nombreuses surprises vous attendent jusqu'au 10 mai prochain à Lausanne.
Adrien Laplana s'interroge sur le processus créatif: «On peut voir travailler les artistes?». Solène confirme qu'il y a toujours des séances de dédicaces, un moment privilégié pour observer les créateurs. Adrien se dit fasciné: «C'est tellement cool de savoir comment on faisait une BD. Avec un crayon souvent. Mais par où on commence? Les dialogues, les bulles, les personnages d'abord, et ensuite on rajoute les dialogues.» Solène conclut en expliquant la diversité des méthodes de travail: «Parfois les auteurs se mettent à plusieurs: l'un fait les dessins, l'autre les dialogues. Parfois c'est une seule personne qui fait tout. C'est intéressant.»
C'est BDFIL, donc, à noter. Merci Solène. Retrouvez Le Mag de Solène sur OneFM.ch. Nous revenons dans un instant avec Le Give Me Five. La cagnotte grimpe et est maintenant à 165 francs cash, si vous retrouvez les cinq titres. Il y a aussi des bons cadeaux de 50 francs.

