L'opinion non populaire de Noah
Apprendre à cuisiner: oubliez les livres de recettes!
Les livres de cuisine sont-ils vraiment utiles? Noah partage sa frustration face aux recettes impossibles et aux résultats décevants. Il propose une méthode bien plus personnelle et efficace pour vraiment apprendre à cuisiner.
Dans sa chronique L'opinion non populaire, Noah exprime sa frustration envers les livres de cuisine. Il raconte comment, plein d’enthousiasme, il se retrouve souvent déçu par des recettes peu inspirantes, comme une «salade de clémentine», ou par des ingrédients farfelus et introuvables, tel que du «lait de renard». De plus, le résultat final ne ressemble jamais à la photo. Pour lui, la meilleure méthode pour apprendre est de loin la transmission familiale. Il partage d'ailleurs que sa mère lui a offert un livre de recettes manuscrit, compilant tous les plats qu'ils ont préparés ensemble, un objet qu'il adore. Une expérience qui résonne avec le reste de l'équipe de L'Happy Hour.
Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.
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On va parler bouffe avec Noah dans son opinion non populaire. Des fois, je vais à la librairie et je tombe dans le rayon des livres de recettes de cuisine. De temps à autre, je me fais avoir et je me dis: «Allez, j’en prends un». Je rentre chez moi plein d’énergie, j’ouvre le livre sur une recette au hasard et je me promets de la faire le soir même. Je tombe sur «salade de clémentine»… Je ne pense pas que je vais manger ça ce soir.
Du coup, je le rouvre et je réalise que la moitié des recettes ne me donnent pas plus envie que ça. Finalement, j’en trouve une qui m’intéresse, je l’essaie, et j’arrive jamais à reproduire ce qu’il y a sur la photo. C’est toujours une déception: eux, ils ont un truc magnifique, consistant, et moi, ça coule de partout, ça a l’air dégueulasse! C’est mangeable, mais je n’oserais jamais l’offrir à qui que ce soit. Et puis il y a les autres recettes qui donnent super envie, mais quand je regarde les ingrédients, je vois des choses comme «ajoutez du lait de renard». Je n’ai pas de lait de renard et je ne sais même pas où en trouver! Du coup, tu abandonnes. Il y a toujours des ingrédients tellement aléatoires.
Pour moi, la meilleure façon d’apprendre à cuisiner, c’est avec des gens autour de nous qui savent le faire. Moi, ça a été avec ma mère et ma grand-mère. On se fait des petites journées cuisine, elles m’apprennent les recettes qu’elles aiment bien faire. D’ailleurs, pour Noël, ma mère m’a même fait un livre de cuisine manuscrit avec toutes les recettes qu’on a réalisées ensemble. Du coup, ce sont des plats que je sais préparer, j’ai le livre à la maison, et si j’oublie un détail, je n’ai qu’à le rouvrir. J’adore ce livre!
C’est un peu comme Solène, qui a un classeur avec toutes les recettes qui fonctionnent qu’elle faisait avec sa mère. Moi, je peux me lancer dans une recette avec seulement 50% des ingrédients disponibles. Le problème, c’est qu’après, j’invente, et c’est souvent dégueulasse. J’ai fait un gratin de fruits de mer une fois, il fallait de la bisque de homard. J’ai remplacé ça avec une boîte de conserve de légumes pour couscous…
Solène, elle, a une autre approche. Elle se challenge sur des recettes qu’elle aime beaucoup, comme la tarte au flan. Elle en fait plusieurs versions en ajustant les dosages jusqu’à ce qu’elle trouve la recette parfaite. Il faut le faire souvent jusqu’à maîtriser la recette. Finalement, être un bon cuisinier, c’est un vrai talent, il y a un instinct, quelque chose de presque inné dans la façon de manier et de lier les ingrédients entre eux.

