Marie Jay entre trac et joie avant son premier Paléo
Quelques minutes avant de monter sur la scène du Club Tent, Marie Jay oscillait entre deux émotions impossibles à départager : le trac et la joie. L’artiste suisse s’apprêtait à vivre son tout premier concert à Paléo, une étape importante qu’elle voulait savourer malgré la pression.
« Je suis méga stressée et je m’autodigère de stress », confie-t-elle avec son franc-parler habituel au micro de One FM. Une nervosité qui ne parvient toutefois pas à masquer son enthousiasme.
« En même temps, je suis trop heureuse et reconnaissante de cocher cette étape. Chaque minute qui passe, je me concentre pour me dire : “OK, je suis stressée, mais il va falloir que je profite de ce moment parce que je ne vais jamais l’oublier.” »
Des fans qui adoptent le look de Marie Jay
En plus de sa signature vocale et de ses textes directs, Marie Jay possède un univers visuel particulièrement reconnaissable. Barrettes, vestes Adidas et couleurs vives : certaines spectatrices vont même jusqu’à reprendre ses tenues pour assister à ses concerts.
Une forme de « cosplay » qui touche beaucoup l’artiste, elle-même habituée à se mettre dans l’ambiance lorsqu’elle assiste aux concerts de ses artistes préférés.
« Je suis allée voir Billie Eilish habillée en vert fluo il y a quatre ou cinq ans à Zurich. Je suis aussi allée voir Mika déguisée plusieurs fois », raconte-t-elle. « Je sais ce que ça fait d’aimer un artiste et de se dire qu’on va se mettre dans le mood pour son concert. Ça me touche trop que des gens fassent ça pour mon projet. »
« Le rose c’est has-been », même à Estavayer et Toulouse
Marie Jay accompagne actuellement son nouvel EP, Le rose c’est has-been, avec une série de concerts en Suisse et en France. Une tournée qui doit notamment passer par Estavayer et Toulouse, deux villes dont l’identité est pourtant étroitement liée à la couleur rose.
Comment compte-t-elle expliquer le titre de son EP sur place ? Avec une stratégie bien précise : éviter le sujet.
« Je pense que je vais faire un déni du sujet. Si on ne me confronte pas directement, je vais essayer de faire passer cette petite punchline entre les mailles du filet », plaisante-t-elle.
Un show avec de la danse, des guitares et beaucoup de jaune
Pour son passage au Club Tent, Marie Jay avait préparé un spectacle plus étoffé que sur certaines autres dates de sa tournée. Habituellement accompagnée par trois musiciens, elle avait invité un guitariste supplémentaire pour Paléo.
Au programme : des synthétiseurs, des guitares électriques, une keytar, de la danse et même une nouvelle chorégraphie apprise spécialement pour l’occasion.
« Il y aura de la danse, de la musique, du spectacle et beaucoup de jaune, parce que le rose, c’est has-been. T’as capté ! »
La scène du Club Tent possède également une signification particulière pour elle. C’est à cet endroit qu’elle avait découvert Angèle en concert, plusieurs années auparavant, avant même d’avoir écouté ses chansons sur les plateformes.
Le disque qu’elle emporterait sur une île déserte
Pour terminer l’interview, Marie Jay a répondu à une question qu’on ne lui poserait jamais assez souvent selon elle: quel disque emporterait-elle sur une île déserte ?
Son choix est aussi assumé qu’inattendu : la bande originale de Mamma Mia 2.
« Ce qui est hyper horrible comme réponse, parce que ce ne sont même pas les versions originales d’ABBA et que personne n’a aimé le deuxième film », reconnaît-elle en riant. « Mais je trouve que ce sont de super musiques pour être de bonne humeur ! »
Une réponse à l’image de Marie Jay : spontanée, drôle et sans filtre. Quelques instants plus tard, l’artiste montait sur la scène du Club Tent pour une heure de concert devant le public de Paléo.

