Le Mag de Solène
Mag de l’été : quelles solutions face à la canicule en agriculture ?
Le réchauffement climatique pousse les agriculteurs à adapter leurs méthodes. De l’irrigation précise au choix de cultures résistantes, voici quelques solutions pour protéger les récoltes.
Face à la montée des températures, l'agriculture fait face à des défis majeurs, menaçant les cultures de flétrissement. Pour contrer ces effets, l'arrosage au goutte-à-goutte permet une hydratation optimale et une économie d'eau. Certains agriculteurs privilégient le travail nocturne, tandis que les cantons peuvent imposer des restrictions de pompage. Laisser le feuillage intact protège les fruits du soleil, et des applications de chaux agricole peuvent prévenir les brûlures. Enfin, les serres offrent un microclimat propice, similaire à celui d'une forêt vierge, tandis que la sélection de cultures thermophiles, comme le quinoa ou l'olivier, devient une stratégie prometteuse pour l'avenir de l'agriculture en Suisse.
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Lorsque les températures grimpent, la canicule met sous pression l'agriculture et inquiète celles et ceux qui travaillent la terre. En découle des cultures qui s'affaissent en fin de journée, des plantes qui flétrissent, qui meurent de faim ou de soif. Alors, quelles sont les solutions ? Parlons d'abord de l'eau. Forcément, en temps de sécheresse, des mesures actives comme l'arrosage avec des systèmes de goutte-à-goutte notamment, peuvent maintenir une certaine humidité dans le sol et permettre d'économiser de l'eau. On peut aussi choisir le bon moment comme la nuit, quitte à faire des nuits blanches pour certains maraîchers qui font ce choix, ou très tôt le matin. Pour aider lors de telles situations, certains cantons interdisent, lorsque c'est nécessaire, le pompage dans les eaux de surface dans plusieurs cours d'eau. Si la situation de sécheresse empire, des restrictions pour le potable peuvent être annoncées pour éviter une situation plus critique. Niveau petites astuces, il existe aussi le fait de laisser les feuilles et d'éviter les feuillages de la vigne ou des arbres fruitiers, ce qui permet au soleil d'accéder directement aux fruits et de les protéger. Les feuilles elles-mêmes peuvent aussi être protégées avec des applications de chaux agricole, par exemple, pour éviter les brûlures. Les serres peuvent aussi être de bons boucliers de chaleur. En effet, l'hygrométrie, c'est-à-dire la vapeur de l'eau qui est suspendue dans l'air qui règne dans les grandes serres, est comparable au climat d'une forêt vierge. Des conditions qui sont donc optimales pour les tomates, les aubergines et les melons, par exemple. Autre solution possible, des cultures thermophiles, donc qui résistent mieux à la chaleur, telles que le quinoa, les pêches et même l'olive, qui se développe de plus en plus en Suisse.

