Choisissez votre radio
Connect with us

Canal+ menace de boycotter une partie du cinéma français


ONE FM Replay

L'Equipe du Matin

Canal+ menace de boycotter une partie du cinéma français

Suite à une pétition contre Vincent Bolloré, Canal+ menace de boycotter les professionnels du cinéma l’ayant signée. Cette décision, perçue comme une liste noire, pourrait fragiliser de nombreuses productions françaises.

Disponible encore 31 jour(s)

Télécharger le podcast

Une polémique secoue le monde du cinéma français depuis la publication d'une tribune contre l'homme d'affaires Vincent Bolloré. Signée par de nombreux professionnels, dont Juliette Binoche, elle dénonce l'emprise du milliardaire sur le 7e art. La réponse ne s'est pas fait attendre: Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a annoncé que la chaîne ne travaillerait plus avec les signataires de cette pétition. Cette décision est perçue comme un boycott et la création d'une «liste noire». L'affaire met en lumière le pouvoir de Vincent Bolloré, propriétaire du groupe Vivendi (maison mère de Canal+) et de nombreux autres médias, souvent critiqué pour son ingérence éditoriale.

Résumé généré automatiquement à partir du contenu audio de l’émission.

Lire la transcription complète

Apparemment, on ne s'amuse plus beaucoup sur la Croisette depuis dimanche suite à cette polémique qui a éclaté. C'est un véritable feuilleton qui se déroule dans le milieu du cinéma depuis quelques jours. Tout commence avec la publication d'une tribune dans le journal Libération le 11 mai dernier, soit à la veille de l'ouverture du Festival de Cannes. Elle est signée par le collectif «Zappé Bolloré», qui dénonce l'emprise du milliardaire sur le septième art. Parmi les 600 signataires, on retrouve des producteurs, exploitants de cinéma, cinéastes, techniciens ou encore des comédiens comme Juliette Binoche ou Swann Arlaud.

Forcément, du côté de Canal+, ça n'a pas plu et après une semaine de silence, la réponse est arrivée. C'était dimanche dernier, le président du directoire de la chaîne, Maxime Saada, a annoncé qu'il ne souhaitait plus que Canal+ continue de travailler avec les professionnels du secteur ayant signé cette pétition contre son actionnaire Vincent Bolloré. Alors, on commence à parler de boycott et d'une liste noire du cinéma.

On en parle tout le temps de ce Bolloré, mais est-ce que tu peux nous dire qui c'est?
Vincent Bolloré est un homme d'affaires français milliardaire, classé par Forbes en 2025 comme la 11e fortune française et la 260e mondiale, pour vous donner une idée. Il détient énormément de choses en France, on parle même souvent de «l'empire Bolloré». Entre autres, il détient des participations dans plus d'une cinquantaine de marques médiatiques: des chaînes de télé, des stations radio, des magazines ou encore des sites d'information et de divertissement, par exemple Paris Match ou encore Le Journal du Dimanche.

Mais surtout, et c'est ce qui nous intéresse aujourd'hui, le groupe Bolloré possède de nombreuses chaînes télé puisqu'il détient Vivendi, la maison mère de Canal+. C'est tout un écosystème qui s'est construit, souvent autour du même schéma: le rachat ou la prise de contrôle de sociétés déjà bien établies, souvent en difficulté, mais emblématiques et donc connues du grand public.

Mais on lui reproche quoi exactement?
Si on parle uniquement du paysage médiatique et culturel, son influence en France est très controversée. Déjà à cause du nombre de titres médiatiques qu'il possède et sa volonté de s'étendre encore et toujours, mais aussi en raison de l'orientation à l'extrême droite prise par plusieurs des titres passés sous son contrôle. Ses détracteurs l'accusent notamment d'utiliser ses médias pour répandre et banaliser des discours réactionnaires et complotistes et de porter atteinte à l'indépendance des rédactions. De plus, ses acquisitions sont souvent accompagnées de licenciements massifs ou du départ précipité de figures journalistiques et culturelles, qui se retrouvent remplacées par des personnalités en accord avec sa ligne.

Du coup, on en est où avec cette histoire de boycott par Canal+?
C'est certainement loin d'être terminé, car depuis la déclaration de Maxime Saada, le collectif «Zappé Bolloré» aurait recueilli 1400 signatures supplémentaires. C'est une grosse affaire parce que Canal+ est un acteur essentiel du cinéma français. En 2026, le groupe prévoit d'injecter 160 millions d'euros pour la production de films. Il est par ailleurs derrière 49 films sélectionnés à Cannes, dont 13 en compétition sur 22, donc c'est plus de la moitié.

Cliquez pour commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Derniers articles

Publicité

Populaire

Publicité

Retrouvez One FM sur tous les supports

écrans
To Top